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Cette vidéo propose un exercice de respiration qui ne vous prendra que 5 minutes et que vous pouvez faire à tout moment de la journée. Très indiqué pour les moments de stress. Donc pour le système immunitaire si important de nos jours.

On y entend des bruits de la nature et … une respiration. En fait j’ai cherché un enregistrement de respiration et n’ai trouvé « que » ceci.

Inspir, expir, inspir, expir…. et entre chaque mouvement, un instant de pause, à peine perceptible. L’inspir nous permet de faire entrer l’air dans les poumons et demande un effort musculaire. C’est un processus actif. Par contre, l’expir se fait naturellement, de manière passive, en laissant aller.

Si je vous parle de respiration, c’est parce que la situation actuelle (et une belle discussion avec une amie. Merci Inès) m’y fait penser. Depuis des siècles, l’homme doit faire un effort, se battre pour exister, pour survivre. Il est dans le contrôle. Il est contrôlé, manipulé, exploité.

Aujourd’hui, après avoir inspiré longtemps, trop longtemps sans aucun doute, le monde arrive en bout de course, au bout de l’effort, il est au bord de la suffocation. Il a atteint et même dépassé les capacités de ses poumons. Tiens tiens, le coronavirus s’attaque justement à eux, se dit-elle en se grattant pensivement le menton. D’une certaine manière, le virus a mis un terme à l’inspir et force l’homme à entrer dans le moment de pause. Dans cet espace où la respiration est suspendue. L’économie s’arrête. Les gens sont confinés chez eux. Moments d’incertitude, de doutes, de peur. De vacillement. D’épuisement aussi. Tant au niveau des ressources de la planète qu’à celles de l’homme. Elle est pillée et lui est fatigué. De mémoire d’homme, cela n’est jamais arrivé. C’est l’inconnu angoissant, c’est la petite mort qui appelle à faire le deuil de ce qui n’est plus et ne sera plus jamais.

Même quand nous quittons un logement trop petit, mal agencé, peu équipé pour déménager dans la maison de nos rêves, nous avons un pincement au coeur: ces quatre vieux murs sont habités par de bons souvenirs, des moments de gaîté et de bonheur, une ambiance, on aimait la lumière du soleil couchant, les bruits de la rue. Tout cela on le laisse derrière soi pour aller vers du nouveau, forcément inconnu.

Nous quittons une manière de vivre, de consommer, de nous comporter, d’être ensemble. Je suis intimement convaincue que nous nous dirigeons vers un monde meilleur, respectueux de toute forme de vie, solidaire et bienveillant, et pourtant, j’éprouve parfois de la tristesse. Sans doute est ce cette sensation de quitter l’âge de l’adolescence et de ses bêtises pour devenir de vrais adultes conscients et responsables. Nous sommes en transition. Nous sommes dans le bouillon chaotique du cocon dans lequel la chenille se mue en papillon. Ce n’est pas agréable. Ça chamboule profondément. Nous n’en sortirons pas indemnes. C’est une étape majeure de l’humanité qui se dirige vers son Humanité.

Bientôt nous allons entrer dans la phase de la respiration qui se fait sans effort. Dans le lâcher prise. Expirer comme un soulagement. D’une certaine façon nous y sommes déjà car inspir, pause, expir sont les maillons indissociables de la chaîne de la vie.

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