Les massages : le californien

« En ce moment, à l’endroit même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l’unique popriétaire, mais, il y a très longtemps, vous en avez pertdu les clés. Ainsi, vous restez dehors, ne connaissant que la façade. Vous ne l’habitez pas. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c’est votre corps. » (Le corps a ses raisons – Thérese Bertherat et Carol Bernstein, édition Seuil)

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Longtemps considéré comme un péché par la religion (se toucher et avoir du plaisir étaient très mal vus), la notion de massage réapparait en Suède où le gymnaste Per Henrik Ling (1776 – 1839) utilise de plus en plus les techniques et les exercices corporels appris d’un Chinois « Ming », son conseiller et entraineur en arts martiaux. Convaincu de l’efficacité et des bienfaits de ces manipulations physiques, tant pour les entrainements sportifs que pour la santé, et s’inspirant plus ou moins fortement (on parlait déjà de plagiat à l’époque) de l’art du Cong-Fou des Bonzes Tao-Sée, des règles de l’escrime (gymnastique militaire où l’activité de chaque muscle est détaillée en fonction du mouvement, de la pose), de l’attrait pour le corps de la culture germanique, Ling devient ainsi « le père de la gymnastique suédoise », appelée plus tard « massage suédois » (un des éléments de la future kinésithérapie).

Les techniques du massage suédois (surtout destiné aux sportifs) utilisent l’effleurage (mouvements lents et glissés), le pétrissage, les frottements, les tapotements et les vibrations.

Si je vous parle de Ling, c’est parce que le massage californien, né dans les années 1970, avec la naissance du mouvement du potentiel humain (holistique) et de l’intégration du corps dans les thérapies centrées sur la personne, s’inspire directement du massage suédois. La technique proprement dite du massage californien a été créée par Margareth Elke, ancienne adepte du massage suédois. Elle y aurait également introduit des mouvements issus de massages japonais et amérindien.

Le massage californien, un des plus pratiqués en Europe, est une approche globale, psychocorporelle qui utilise des gestes doux et amples favorisant la détente complète du corps. L’utilisation de l’huile (pouvant être agrémentée d’huiles essentielles) augmente l’impression de fluidité et d’enveloppement. C’est un massage bienveillant, respectueux, réparateur, parfois maternant, à l’écoute du corps, un toucher du coeur. Les bienfaits du massage californien sont nombreux:

  • il soulage les douleurs (chroniques, musculaires ),
  • il libère les tensions émotionnelles figées dans le corps,
  • il améliore la circulation sanguine et lymphatique,
  • il permet de se recentrer sur ses sensations corporelles,
  • il aide à lutter contre le stress et l’anxiété,
  • il favorise la détente, le relâchement, une meilleure perception du schéma corporel,
  • il construit l’estime de soi,
  • il aide à se réconcilier avec soi-même,
  • il permet le retour à soi …..

Les massages (1)

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Le mot tel que nous le connaissons aujourd’hui a été emprunté au 18e siècle à l’arabe massa qui signifie « toucher, palper ». Les voyageurs de l’époque ont rapporté le terme de leurs expéditions en Orient où le toucher était sûrement bien plus pratiqué que dans la prude Europe.

Mais le massage n’est pas l’apanage des pays du Soleil Levant. De tout temps, l’homme, ainsi que certains animaux, ont utilisé le contact physique comme moyen de communication. Lécher, épouiller, caresser, laver, se blottir, chatouiller, embrasser, frotter, sécher, palper, câliner, gratter, allaiter, dorloter, bercer, créent d’innombrables occasions de contact corporel qui permettent de cimenter les rapports sociaux du groupe, d’influencer le comportement d’un autre individu, de stimuler les fonctions organiques et le développement physique du petit. « …ces observations signifiaient que l’animal nouveau-né devait être leché pour pouvoir survivre. Si, pour une raison quelconque il ne pouvait pas l’être, surtout dans la région péri-anale (située entre les parties génitales et l’anus), il était susceptible de mourir d’une déficience de fonctionnement du système génito-urinaire et/ou du système gastro-intestinal« . (La peau et le toucher, Ashley Montagu, éd. Seuil, p. 21)

Dans de nombreuses cultures, comme chez les Eskimos, les peuples en Afrique, en Asie, le bébé est/était porté à même la peau maternelle ou maintenu sur le dos (pour dormir) ou le côté dans un tissu. Bébé est ainsi protégé des prédateurs et les mamans peuvent continuer leurs activités, les peuples nomades peuvent se déplacer avec plus de facilité.

En Afrique et en Asie des milliards de mères portent leur enfant jusqu’à ce qu’ils soient capables de marcher. Bien que la plupart d’entre eux ne portent jamais de langes, il est très rare que ces enfants se salissent. Les mamans ressentent une légère hausse de température ou une petite augmentation de l’humidité de la peau, une inquiétude ou encore une tension chez leur bébé. Elles savent quand il est temps de chercher un petit espace pour les besoins de l’enfant. Grâce à cette proximité et à leur sensibilité, elles n’ont pas besoin de se servir de langes.

Ces bébés portés se sentent en sécurité. Le contact corporel permanent est sécurisant. La stimulation constante de la peau détend. » (Le toucher, un besoin vital – Marijke Sluijter, Editions Chronique sociale)

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En Europe, à partir du Moyen-Age, on a peu à peu abandonné le portage et la proximité avec l’enfant qui dort dorénavant dans un berceau. Au 19e siècle, le mouvement s’accélère avec l’industrialisation. Hygiène, landeau, biberon, chambre de bébé, accouchement à l’hôpital, ont appauvri les contacts tactiles de nos sociétés « modernes ».

Pourtant, le bébé a un besoin vital d’être touché et porté. Le nourrisson qui n’est pas suffisemment ou pas du tout touché développe d’importants handicaps ou meurt, même si tous les autres besoins sont comblés. Les enfants de Ceausescu en sont une terrible exemple.

« L’enfant en carence affective passe par différentes étapes : le premier mois de séparation, il pleure, crie et cherche le contact. Le deuxième mois, il dort mal, perd du poids, sa croissance est ralentie. Le troisième mois, il semble détaché, indifférent et ne témoigne plus aucun intérêt ni pour les personnes ni pour le monde extérieur. » (https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-hospitalisme-le-syndrome-des-pouponnieres_332.html

Au delà de l’âge de six mois, les conséquences des carences sont irréversibles et proportionnelles à la durée du traumatisme: faible quotient intellectuel, zones cérébrales moins développées, troubles de sociabilité, troubles pathologiques.

La peau représente l’organe le plus étendu et le plus visible de notre corps. Elle représente en moyenne 1,5 à 2 m carrés chez un adulte. Véritable barrière défensive, elle protège notre organisme contre la pénétration de micro-organismes, d’agents toxiques, des UV, des agressions mécaniques. Elle assume également le rôle de médiateur entre l’extérieur et notre cerveau à qui elle transmet une multitude d’informations: température, toucher, douleur, démangeaisons.

La peau nous permet également de participer à la communication sociale. Elle est le reflet de nos émotions, de nos maladies internes, de nos réactions aux modifications de notre environnement. Rougeurs, chair de poule, pâleur, acné, herpès, psoriasis, eczéma … parlent pour nous qu’on le veuille ou non. Elle raconte également notre vie: cicatrices, rides, grain disent nos souffrances, notre chemin parcouru …

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Vies antérieures

La dame en tailleur assise en face de moi change tout à coup de voix et me parle comme un homme. Le changement est surprenant. Elle/il se frotte les mains. La voix, les mimiques, l’attitude sont indéniablement masculines. Elle/il me raconte sa vie de misère passée dans les faubourgs de la ville. Les rues étroites et sales, l’odeur fétide de l’eau croupissant dans les rigoles, les guenilles des femmes qui trainent dans les flaques, le peu de lumière entre ces maisons coincées les unes contre les autres… il se fait la promesse de s’en sortir. Il est grand, gros sans être gras, pas très intelligent, primaire même. On lui propose un travail de bourreau qu’il accepte sans états d’âme….

La dame est choquée. Il est vrai qu’il y a un monde entre son élégance raffinée et la crasse dans laquelle évolue le personnage. Même ses valeurs et son manque de compassion ne correspondent pas du tout aux siennes. Que s’est il passé ? Comment se fait-il qu’elle se soit vue en tant qu’homme ? Que signifie cette histoire ?

Merci à Geralt pour l’image

Il y a plusieurs explications possibles, selon l’ouverture d’esprit de chacun:

  • Une histoire imaginaire, symbole ou métaphore, langage de la partie de notre cerveau qui communique sous forme de rêves, de créativité, d’intuition.
  • Une mémoire transgénérationnelle ou cellulaire: nous portons en nous l’histoire de nos parents, grands-parents … jusqu’à l’histoire de l’humanité. Nous sommes le produit de tous ceux qui nous ont précédés.
  • Et enfin, ceux pour qui la réincarnation de l’âme est une possibilité ou une réalité, vont accepter cette séance comme souvenir d’une vie vécue à une autre époque dans un autre corps.

D’un point de vue thérapeutique, la « vraie » explication importe peu. Ce qui importe, ce sont les émotions, le vécu, la manière dont la personne considère l’histoire. Est-elle en colère, triste, arrive-t-elle à pardonner, à faire la paix, à voir les choses avec plus de recul, à saisir le sens, à faire le lien avec son quotidien ?

Dans tous les cas, ce sont des réminiscences d’évènements d’un passé plus ou moins lointain qui ont laissé des traces émotionnelles. Celles ci se sont figées dans le corps (créant d’ailleurs des symptomes physiques ou des peurs irrationnelles) et sont revécues (de manière beaucoup plus douce) lors d’une séance, comme si elles demandaient à être libérées. Ex-primées. Car tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime….

La dame est repartie ébranlée. Quelques jours plus tard, elle m’a téléphoné pour me dire d’une voix joyeuse à quel point elle se sentait plus légère. Elle avait accepté sa part d’ombre (nous sommes TOUS bons ET mauvais), elle avait compris un de ses comportements d’évitement et fait le rapprochement avec sa peur de faire souffrir. Le changement était apparemment tellement évident que les collègues au bureau et son entourage lui en avaient fait la remarque.

Certaines personnes sont venues me voir pour aller visiter une « vie antérieure » comme une sorte de tourisme dans le temps. C’est une curiosité mentale dont l’inconscient profite presque astucieusement pour enfin faire « remonter » ce qui est prioritaire et qui se trouve bien souvent dans cette vie ci. Effrayé par les émotions qui ne demandaient qu’à sortir, un monsieur a interrompu la séance et est parti. L’aventure lui a sans doute paru trop périlleuse.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, voici un article du journal INREES (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires) : https://www.inrees.com/articles/Reincarnation-Therapie-extraordinaire-vie-anterieure/

Les contes …

Il était une fois, il y a bien longtemps, très loin d’ici …. et nous voilà embarqués au pays du merveilleux, dans un autre espace-temps où TOUT est possible. Dans un langage simple, le conte nous « raconte » des histoires universelles qui touchent autant l’enfant que l’adulte: la vie et la mort, le courage et la peur, le dépassement de soi, la souffrance d’être rejeté, le découragement devant une tâche à accomplir, les rivalités familiales, le sentiment d’impuissance …

Le schéma narratif est toujours le même, quelle que soit l’origine du conte.

  • La situation de départ présente le cadre et le quotidien dans lequel évolue le personnage ainsi que ses caractéristiques: il était une fois un gentil garçon, une pauvre fille …
  • Un élément extérieur vient bouleverser ce quotidien: Mais un jour …. survient un problème, une menace, une énigme qui force le personnage à partir à l’aventure, à sortir de sa zone de confort.
  • Les aventures et les épreuves que vit le personnage ainsi que les moyens qu’il utilise pour les surmonter et pour combattre les méchants. Il reçoit l’aide de personnes ou d’animaux qui lui donnent des conseils ou des outils (potion ou baguette magique) pour aller au bout de son voyage.
  • La résolution: le personnage est allé jusqu’au bout de ses forces et de ses actions, il est même en danger de mort, mais il a réussi à atteindre son but.
  • La fin de l’histoire: le personnage revient chez lui et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Pour ceux qui ont envie de rêver, voici un beau site, véritable bibliothèque virtuelle de contes:http://touslescontes.com/biblio/recherche.php

Selon Bettelheim, le conte nous dit que « la lutte contre les graves difficultés de la vie est inévitable et fait partie intrinsèque de l’existence humaine, mais que si, au lieu de se dérober, on affronte fermement les épreuves inattendues et souvent injustes, on vient à bout de tous les obstacles et on finit par remporter la victoire ».

Le conte agit à deux niveaux: au niveau conscient, il raconte l’histoire en entrainant notre mental dans les aventures du héros. Le mental ainsi occupé à écouter l’histoire d’un autre, ne se sent pas menacé (il n’aime pas le changement) et sans s’en douter, permet au conte de communiquer directement avec les profondeurs de l‘inconscient, où se trouvent toutes nos ressources et nos capacités. En les réveillant, en les reconnectant, le conte contribue à mettre en place le changement, la transformation, une nouvelle façon de voir la vie.

Certains changements vous sembleront négatifs en apparence, mais vous vous rendrez vite compte que cet espace est créé dans votre vie pour que quelque chose de nouveau émerge.

Eckhart Tolle

Depuis « la nuit des temps », les contes ont été utilisés comme outil (oral) initiatique par différentes civilisations et ethnies et sont « vraisemblablement l’une des plus vieilles formes d’expression de l’histoire de l’humanité » (Wikipédia). Surtout réservés aux (grands) enfants dans notre société « moderne », ils sont de plus en plus revalorisés en tant qu’outils de travail par de nombreuses formes de thérapie; Milton Erickson, par exemple, était un grand conteur d’histoires, inventées ou basées sur sa vie.

Nos peurs …

Un magnifique court métrage qui raconte avec beaucoup de justesse et de poésie l’histoire de notre crocodile. Ici le crocodile représente la timidité de la jeune femme, mais la métaphore peut s’appliquer à toutes nos peurs. La peur est une émotion qui est ressentie en présence d’une menace ou d’un danger et elle est générée par notre cerveau …reptilien. C’est un instinct de survie archaique qui déclenche une réaction de fuite, d’aggression ou de figement, permettant d’un point de vue biologique d’échapper aux prédateurs.

Mais chez l’humain, la peur est aussi déclenchée par des dangers imaginaires ou irrationnels (phobies allant de la peur des araignées à celle du dentiste en passant par la peur des nains de jardin, du beurre, de la joie, des clowns ou des miroirs), des projections dans le futur (je vais rater, mourir, tomber malade), des stress récurents non résolus du passé (un accident de voiture, de ski, de vélo, une catastrophe naturelle, en tant qu’enfant avoir été oublié dans un magasin ou à l’école), des « films » internes (il ne va jamais m’accepter, elle va me trouver stupide …). Elle éteint notre capacité à raisonner, met notre système immunirtaire en mode « off » et nous fait vivre dans un état de stress plus ou moins important et permanent.

Au plus on la fuit, au plus elle nous poursuit, devenant de plus en plus grande et envahissante, jusqu’au jour où on décide enfin de la regarder en face et de la voir telle qu’elle est: « juste » une réaction excessive à notre environnement ou à notre vécu qui peut réajustée avec l’aide d’outils thérapeutiques.

Il était une fois un petit garçon, Sam, qui avait très peur du monstre caché dans l’armoire de sa chambre. Dès que ses parents éteignaient la lumière et sortaient de sa chambre, le monstre se faisait entendre. Ses parents avaient beau lui dire que les monstres n’existent pas, ouvrir les portes de l’armoire et lui montrer, qu’à part ses habits et ses jouets, il n’y avait rien, qu’il était un grand garçon maintenant, l’enfant SAVAIT que le monstre était là, attendant son heure. Et effectivement …. papa maman partis, le monstre apparaissait, grognant et grattant derrière la porte de l’armoire, menaçant d’en sortir et sûrement de venir le manger tout cru. Sam cherchait vainement à se cacher sous ses couvertures et son oreiller, tout son corps lui criait qu’il allait arriver une chose terrible. Son coeur avait envie de sauter par la gorge, il pouvait à peine à respirer et se retenait pour ne pas courir se réfugier dans le lit des parents.

Un jour, Grand-mère vint leur rendre visite. Sam courut vers elle, Grand-mère était la personne la plus douce sur Terre. Elle au moins le comprenait quand il lui racontait ses joies et ses peines. Ses cheveux blancs auréolaient son visage et sa voix si chaude le rassurait, comme si elle apportait la lumière dans un endroit sombre et effrayant. Elle au moins le cpomprenait quand il lui racontait ses peurs.

A voix basse, pour ne pas attirer l’attention de Papa Maman, il lui expliqua qu’un monstre se cachait dans son armoire et la prenant par la main, l’emmena vers sa chambre. Grand-mère ne se moqua pas de lui, ne lui dit pas que c’était stupide de croire aux monstres, au contraire. Elle posa des questions et lui demanda de lui montrer la cachette du monstre. »Ce soir, lui dit-elle, je resterai avec toi. »

Effectivement, elle s’installa dans un fauteuil en ignorant les remarques amusées des parents de Sam et se prépara à passer la nuit là. La lumière éteinte, les bruits commencèrent. Sam se mit à trembler, il avait presque envie de pleurer. Grand mère se dirigea vers l’armoire et d’un coup, ouvrit la porte…

Une souris terrifiée et pétrifiée la regarda, prise en flagrant délit de grignotage.

A partir de cette nuit là, Sam put enfin dormir sereinement, souriant au souvenir de sa peur du monstre-souris (qui avait été déménagé dans une vieille grange abandonnée).

Je suis moi
et tu es toi
Je poursuis ma voie
et tu poursuis la tienne
Je ne suis pas en ce monde pour répondre à tes attentes
et tu n’es pas en ce monde pour répondre aux miennes

Tu es toi
et je suis moi
Et si par chance nous nous rencontrons
alors c’est merveilleux
Sinon…
nous n’y pouvons rien.

Fritz Perls (Père de la Gestalt-thérapie)

Bienvenue

Bonjour chers amis lecteurs,

voici une nouvelle aventure qui commence. Un blog…. un endroit où je vous invite en toute convivialité à partager, discuter, échanger sur un sujet qui nous tient tous à coeur et ô combien important: Soi-même.

Notre relation aux autres, au monde et surtout à Soi.

Comment vivre plus en harmonie, de manière plus sereine. Comment participer à son propre mieux-être et ainsi contribuer au mieux-être de la planète. Comment devenir de plus en plus conscients de nos peurs, de nos limites, de nos croyances qui nous font agir et réagir de manière inadaptée ou même infantile (si si, vous aussi !). Comment mieux s’accepter et, en conséquence, mieux accepter l’autre.

Ou, pour parler un langage auquel on est plus habitué: comment moins juger, moins se plaindre, être moins victime, moins se taper la tête contre les murs, moins végéter, moins ramer, moins broyer du noir, moins entendre cette petite voix négative (tu es nulle, tu n’y arriveras pas, tu es trop grosse ….), être moins triste, moins mal dans sa peau et dans sa tête (et vice versa), avoir moins de symptômes physiques, moins s’isoler, être moins fatigué, moins stressé …. bref je vous laisse compléter la liste à votre guise, je vous fais confiance.

C’est une aventure « risquée ». Elle nous sort de notre fameuse zone de confort, elle nous lance sur des chemins pas toujours faciles, grimper des pentes plus ou moins escarpées, subir des orages, déraper parfois sur des roches glissantes, se perdre dans des grottes sombres en désespérant de retrouver la lumière, se cogner tête et pieds sur des obstacles inattendus, passer par la grisaille ou des périodes de noir et blanc, entendre des sons désagréables ou même un silence assourdissant, pour un jour découvrir la beauté des sommets.

N’est ce pas pour cette raison que nous sommes tous embarqués dans ce voyage ? Pour expérimenter, découvrir les incroyables capacités de notre corps, apprendre à voir la beauté qui nous entoure, apprendre à voir notre propre beauté (dénigrée par les dictats de la mode), exhumer nos fantastiques ressources qui ne demandent qu’à être utilisées.

Nous sommes la chenille qui se croit lourde et laide, ahhh tous ces bourrelets, qui se déplace sans défenses au sol en ayant l’impression de ne pas avancer, ou si peu, qui peste sur les difficultés de la vie, toujours devoir grimper si haut pour manger, pourquoi n’est elle pas comme la sauterelle qui hop, d’un seul coup de pattes, se retrouve à des kilomêtres (de chenille) de là, qui ne voit guère plus loin que le bout de son nez et se permet pourtant de faire des généralités sur un monde qu’elle ne connait pas, et qui un jour entend l’irresistible appel de construire un cocon. Et là miracle.  (Il parait que la chenille se dissout dans le cocon !!) Par un beau matin de printemps, le cocon se fend et un magnifique papillon en sort (un peu groggy), se remet de cette immense transformation, les ailes bien en bas pour qu’elles se remplissent de sang et se déploient … et s’envole vers sa nouvelle vie.

J’espère que nous passerons des moments riches et épanouissants ensemble, à partager nos expériences, à nous aider mutuellement à voir les choses autrement, à rire (un outil merveilleux) et finalement à grandir. N’hésitez surtout pas à laisser vos commentaires, vos remarques, vos reflexions sur un évènement que vous avez vécu, un livre que vous avez lu, un film qui vous a marqué ou une phrase que vous avez entendue. Je me réjouis déjà de vous lire ….