Voici un texte (trouvé sur Facebook) qui résume très bien le marasme et la confusion dans lesquels nous nous trouvons actuellement. Au vu de tous les messages, interviews, publications et commentaires, tant officiels qu’alternatifs, on ne peut que se poser des questions, remettre en question. Cela renforce ma volonté d’élever le débat. Un peu comme si nous devions sortir du brouillard pour retrouver une vision plus claire. Dépasser les nuages. Se rapprocher du soleil. De la lumière. Donc d’une certaine façon aborder ce qui se passe d’un point de vue plus philosophique … pour ne pas dire spirituel.

En attendant, je vous laisse lire cet article.

« Ce post n’est ni complotiste, ni partisan, ni polémique. Il a juste vocation à susciter l’esprit critique et vous faire réfléchir.
Edouard Philippe, Premier ministre, a annoncé samedi qu’il existe un “risque sérieux” d’une “seconde vague”, potentiellement plus meurtrière que la première :
“Le risque d’une seconde vague, qui viendrait frapper un tissu hospitalier fragilisé, qui imposerait un re-confinement, qui ruinerait les efforts et les sacrifices consentis […], est un risque sérieux”, a-t-il déclaré lors de la présentation du plan de déconfinement à partir du 11 mai. [1]
Au même moment, le Pr Didier Raoult, spécialiste en épidémies, disait exactement le contraire : “La deuxième vague, c’est de la science-fiction”. [2]
Lorsque, en tant que citoyen “de base”, vous vous faites ainsi ballotter par des informations contradictoires, sans aucun moyen de savoir qui dit vrai, c’est le signe que vous êtes en danger, selon la philosophe Hannah Arendt, rescapée du nazisme et spécialiste des systèmes totalitaires.
Comment la vérité est sacrifiée
Selon Hannah Arendt, les régimes totalitaires prennent un pouvoir “total” sur les individus en les arrosant d’informations contradictoires, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus aucun moyen de savoir où se trouve la vérité.
Sous Hitler, sous Staline, explique-t-elle, le citoyen ne savait jamais à quelle sauce il allait être mangé. La propagande gouvernementale ne consistait pas à simplement mentir aux citoyens, en leur racontant d’énormes « bobards », qui auraient pu facilement être dénoncés.
Non, c’était beaucoup plus subtil et efficace que cela.
Pour empêcher véritablement tout débat, pour obtenir des citoyens qu’ils se découragent totalement, qu’ils cessent d’essayer de comprendre, de penser, et qu’ils perdent donc tout moyen d’agir et de résister, les médias d’État les plaçaient sous un déluge continu d’informations contradictoires, mêlant le vrai et le faux jusqu’à ce que plus aucune personne ne puisse savoir de bonne foi ce qu’il fallait penser :
• “Nous gagnons la guerre !”,
• “Nous perdons la guerre !”
• “Les rations vont être augmentées !”
• “Les rations vont être diminuées !”
• “L’économie est en croissance !”
• “Il va falloir travailler plus !”
• “Vous pouvez sortir sans autorisation !”

“Les contrôles vont être renforcés !”
Pour ajouter à la confusion, les Autorités ne parlaient plus d’une seule voix, mais au contraire via une foule de porte-paroles, dont il était impossible de savoir lequel portait la “véritable” parole de l’Etat.
C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui, et c’est pourquoi une telle tension s’installe dans les esprits.
C’est normal.
Ce n’est pas de votre faute si vous ne comprenez rien, si vous êtes ballotté entre des amis, des voisins, des journalistes, des blogueurs ou encore des “youtubeurs” qui, chacun ont leur opinion qui paraît valable, tout en étant incompatibles les unes avec les autres.
C’est le résultat logique de la communication gouvernementale qui introduit confusion et contradictions partout.
Car, si vous êtes de bonne foi, cela fait déjà plusieurs semaines, que vous n’avez plus aucun moyen de savoir ce qu’il faut raisonnablement penser de la situation.
Depuis plusieurs semaines, il n’y a plus aucun moyen de savoir ce qu’il faut “raisonnablement” penser de la situation
Lorsque le Président Macron annonce le déconfinement à partir du 11 mai, il est aussitôt suivi d’une déclaration de son Premier ministre qui explique que le déconfinement ne touchera que certaines personnes, dans certaines zones.
Au même moment, le Pr Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique Covid-19, et donc principal conseiller de l’Elysée, affirme que les personnes âgées resteront confinées jusqu’à la fin de l’année, ce qui est rapidement démenti par le Ministre de l’Intérieur Castaner.
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye explique alors que, bien que le déconfinement commence le 11 mai, mieux vaut prévoir ne pas partir en vacances en août, ce qui est contradictoire. Aussitôt, une virologue experte (Anne Goffard) annonce sur France-Inter que plusieurs études de modélisation dans différents pays concluent à “une deuxième vague épidémique très probable au plus tôt fin août”, à moins que ce ne soit ”en octobre ou en novembre”. [3]
On comprend donc que le déconfinement n’est que partiel et sera probablement suivi d’un reconfinement, mais alors on ne comprend pas pourquoi on déconfine si c’est pour préparer une seconde catastrophe. Pourtant, la confusion ne fait que commencer.
Car, de son côté, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer est en train d’annoncer la réouverture de “toutes les écoles dans toutes les zones”, en précisant aussitôt que les enfants sont probablement de gros vecteurs du virus et qu’il faudra sans doute laisser fermés les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur. La ministre du travail Muriel Pénicaud estime alors sur France-Info “raisonnable de dire” qu’un télétravail massif aura lieu au moins jusqu’à l’été”, ce qui achève de rendre caduque l’annonce d’un déconfinement le 11 mai.
Je passe sur la publication d’une carte des départements rouges, oranges et verts dont on nous explique qu’ils pourront servir, ou non, à définir des dates différentes d’ouverture des différents secteurs de l’économie ; sur les annonces contradictoires des bienfaits du confinement, des masques, des tests de dépistage ; sur l’affaire de la chloroquine atteignant le summum de la foire d’empoigne, avec des experts tout aussi incontestables les uns que les autres qui se prononcent en faveur ou en opposition totale au traitement ; sur le fait que les enfants et les jeunes sont successivement présentés comme potentiellement victimes de la maladie ou au contraire parfaitement protégés.
Si, à la fin de ce message, vous avez mal à la tête, et envie de sortir vous promener pour penser à autre chose, dites-vous que c’est exactement l’effet recherché par les Autorités des pays totalitaires lorsqu’ils assomment leurs citoyens sous un déluge d’informations, contre-informations, ré-informations : obtenir que les réseaux de résistance se divisent. Que les citoyens se découragent. Que la critique devienne impossible. Que l’action, la réaction, la révolte, perdent leur sens.
Comme il n’y a plus de vérité, il n’y a plus de réalité. Vous avez l’impression de vous battre contre des moulins qui tournent dans tous les sens. Vous comprenez que lire, parler, réfléchir, n’a plus aucun sens car on peut penser tout et son contraire, selon les sources que l’on choisit, et qui évoluent elles-mêmes en permanence.
C’était la triste situation de nombreux pays au XXème siècle, dont on espérait pourtant ne pas reproduire les erreurs au XXIème :
“Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut pas se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et, avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez”, disait Hannah Arendt.
A bon entendeur … A méditer sans oublier le petit rappel annexe en commentaire… »
Comme il faut rendre à César ce qui est à César : Merci à Jean-Marc Dupuis et à Cristof Modeste
(je ne trouve pas le texte d’origine)
Si vous voulez partager ce texte faites un copié/collé sinon on ne le voit pas

LE MASQUE ET LA VIE


Par Michel Rosenzweig (philosophe et psychanalyste)

Vivre masqué en permanence dans les espaces clos et à l’extérieur alors que ce virus circule à bas bruit est un non sens total. Et quoi qu’en pensent les adhérents au masque obligatoire qui n’y voient toujours rien d’autre qu’une simple mesure d’hygiène envers les autres, ce qui reste encore à démontrer, c’est toute la vie quotidienne qui est affectée et durablement. Car tout est à présent soumis au règne du masque obligatoire, les moindres gestes, la moindre action, les moindres déplacements, les visites, les rendez-vous, c’est toute notre vie quotidienne qui est à présent régie et rythmée par ce régime du masque : sortir, faire ses courses, aller chez le coiffeur, au restaurant, dans un bar, un musée, au cinéma, faire du sport, de la danse, etc etc.

Et si ce régime est imposée aujourd’hui dans des conditions sanitaires saines, qu’en sera-t-il lorsque les autres coronavirus mutants et les influenza reviendront bientôt?
Au moindre rhume, aux moindres symptômes grippaux, que fera t-on?
Si ces contraintes limitantes drastiques sont imposées alors qu’elles ne se justifient pas aujourd’hui, à quelles mesures aurons-nous droit à la saison des grippes?

Dans ces conditions, il est clair que ce régime sera maintenu sans aucune limite de temps. C’est un peu comme si on avait érigé un immense barrage face à une hypothétique vague démesurée, un tsunami dont la survenue est loin d’être certaine. C’est un peu aussi comme le désert des Tartares avec sa forteresse érigée contre un ennemi qui ne venait jamais.
Nous avons basculé dans un univers de précaution absolue visant l’asepsie et le risque zéro pour préserver la vie et nous sommes en réalité entrain de perdre la vie. Car la vie n’est pas la survie.

Lorsque vous marchez dans une rue commerçante de votre quartier et qu’un inconnu masqué vous fonce dessus pour vous prévenir que la police vient de verbaliser deux personnes pour non port du masque alors que rien n’indique qu’il est obligatoire dans ce secteur, vous réalisez qu’il se passe quelque chose qui n’a strictement rien à voir avec la santé. Lorsque vous prenez les transports en commun et que des patrouilles de police sanitaire arpentent la plateforme en dévisageant les passagers, vous comprenez que ce monde est devenu invivable. Lorsque vous entrez dans votre bistrot familier et qu’on exige de vous de mettre votre masque pour faire 2m50, et qu’en vous installant, la serveuse masquée vous présente un carnet dans lequel vous êtes invité à indiquer votre nom et votre numéro de téléphone pour être autorisé à manger, vous comprenez que rien ne sera jamais plus comme avant et que la joie, le plaisir de sortir, la convivialité, les échanges et les partages dans ces conditions, c’est terminé.

Je suis désolé pour toutes les personnes qui approuvent ce régime de dictature sanitaire, sincèrement, car je pense qu’elles ont perdu leur sens commun, leur bon sens, leur faculté de juger et de discriminer. Et je le pense sincèrement. Ces personnes qui en insultent d’autres sont en réalité atteintes d’un autre virus bien plus toxique, celui de l’intoxication médiatique et du formatage des cerveaux alimenté et entretenu par la propagande médicale et politique anxiogène et contre lequel il n’y a aucun remède ni aucun vaccin.

Ce masque qu’ils exigent parfois avec violence au nom de leur santé en masque en réalité un autre, celui qui voile leur conscience et surtout leur liberté de conscience, de penser, d’apprécier et d’évaluer correctement la situation, celui qui voile la raison au profit du fantasme de la maladie mortelle qui rode à chaque coin de rue, celui de la peur panique d’être contaminé par la peste.

D’abord il y a eu un virus. Ensuite des malades, puis des morts. Comme chaque année à la même saison, cette année l’aire des morts aura juste été plus concentrée sur une plus courte période. Mais au total, comparé aux pics épidémiques annuels et saisonniers? Prenez la peine honnêtement de regarder un graphique de santé publique étalé sur les dernières années.

C’est la visibilité de cette épidémie qui a choqué les consciences et construit une image, une représentation erronée de la réalité, une discordance, ce sont les discours et les messages changeants, les injonctions contradictoires et paradoxales, les conflits d’intérêts de toute catégorie, l’instrumentalisation, la récupération et l’exploitation politiques de l’épidémie qui ont brouillé la lisibilité correcte et rationnelle de cet épisode.
Oui il y a eu une épidémie due à un coronavirus dont l’origine demeure mystérieuse pour moi et pour d’autres.

Oui les plus fragiles et les plus âgés en ont été victimes. Soit. Et alors? Est-ce une raison suffisante pour imposer ce régime de dictature sanitaire totalement disproportionné au moment où nous avons besoin de légèreté et d’air?
Est-ce une raison pour enfermer et astreindre toute une population au moment où rien ne le justifie lorsqu’on regarde les courbes des hospitalisations et des décès?

Et après?
Le contrôle électronique et numérique des contaminés?
Des codes de couleurs?
Un bracelet électronique pour les pestiférés?
Et puis pourquoi faire croire que ce régime prendra fin avec un vaccin alors que l’on sait parfaitement bien qu’aucun vaccin contre un coronavirus n’a jamais vraiment fonctionné? Si les vaccins contre la grippe saisonnière fonctionnaient massivement, on le saurait me semble t-il. A t-on éradiqué la grippe avec un seul vaccin?

Alors j’avoue, oui, j’avoue et je reconnais volontiers que je suis atteint d’un syndrome très connu: celui du canari dans la mine. Vous savez, cet oiseau que les mineurs emportaient pour les prévenir du gaz méthane qui s’échappait du charbon, un gaz incolore inodore et indétectable.

Lorsque que le canari s’endormait, ou mourait,
il était temps de sortir.
© Michel Rosenzweig

http://www.topmeditation.com

Cette vidéo propose un exercice de respiration qui ne vous prendra que 5 minutes et que vous pouvez faire à tout moment de la journée. Très indiqué pour les moments de stress. Donc pour le système immunitaire si important de nos jours.

On y entend des bruits de la nature et … une respiration. En fait j’ai cherché un enregistrement de respiration et n’ai trouvé « que » ceci.

Inspir, expir, inspir, expir…. et entre chaque mouvement, un instant de pause, à peine perceptible. L’inspir nous permet de faire entrer l’air dans les poumons et demande un effort musculaire. C’est un processus actif. Par contre, l’expir se fait naturellement, de manière passive, en laissant aller.

Si je vous parle de respiration, c’est parce que la situation actuelle (et une belle discussion avec une amie. Merci Inès) m’y fait penser. Depuis des siècles, l’homme doit faire un effort, se battre pour exister, pour survivre. Il est dans le contrôle. Il est contrôlé, manipulé, exploité.

Aujourd’hui, après avoir inspiré longtemps, trop longtemps sans aucun doute, le monde arrive en bout de course, au bout de l’effort, il est au bord de la suffocation. Il a atteint et même dépassé les capacités de ses poumons. Tiens tiens, le coronavirus s’attaque justement à eux, se dit-elle en se grattant pensivement le menton. D’une certaine manière, le virus a mis un terme à l’inspir et force l’homme à entrer dans le moment de pause. Dans cet espace où la respiration est suspendue. L’économie s’arrête. Les gens sont confinés chez eux. Moments d’incertitude, de doutes, de peur. De vacillement. D’épuisement aussi. Tant au niveau des ressources de la planète qu’à celles de l’homme. Elle est pillée et lui est fatigué. De mémoire d’homme, cela n’est jamais arrivé. C’est l’inconnu angoissant, c’est la petite mort qui appelle à faire le deuil de ce qui n’est plus et ne sera plus jamais.

Même quand nous quittons un logement trop petit, mal agencé, peu équipé pour déménager dans la maison de nos rêves, nous avons un pincement au coeur: ces quatre vieux murs sont habités par de bons souvenirs, des moments de gaîté et de bonheur, une ambiance, on aimait la lumière du soleil couchant, les bruits de la rue. Tout cela on le laisse derrière soi pour aller vers du nouveau, forcément inconnu.

Nous quittons une manière de vivre, de consommer, de nous comporter, d’être ensemble. Je suis intimement convaincue que nous nous dirigeons vers un monde meilleur, respectueux de toute forme de vie, solidaire et bienveillant, et pourtant, j’éprouve parfois de la tristesse. Sans doute est ce cette sensation de quitter l’âge de l’adolescence et de ses bêtises pour devenir de vrais adultes conscients et responsables. Nous sommes en transition. Nous sommes dans le bouillon chaotique du cocon dans lequel la chenille se mue en papillon. Ce n’est pas agréable. Ça chamboule profondément. Nous n’en sortirons pas indemnes. C’est une étape majeure de l’humanité qui se dirige vers son Humanité.

Bientôt nous allons entrer dans la phase de la respiration qui se fait sans effort. Dans le lâcher prise. Expirer comme un soulagement. D’une certaine façon nous y sommes déjà car inspir, pause, expir sont les maillons indissociables de la chaîne de la vie.

Bonjour,

cela fait longtemps que j’ai délaissé ce blog, mais avec ce qui se passe actuellement, je me sens poussée à reprendre la plume. Jusqu’à maintenant, je me suis beaucoup exprimée en mode « public » sur le réseau social FB qui, malheureusement, mène une politique de censure qui me choque. Comme une mauvaise élève, j’ai eu ma dose d’avertissements pour diffusion de fausses nouvelles…

Je vous le dis tout de suite: je n’adhère pas à la version officielle de la situation que nous vivons à l’échelle mondiale. Cela ne signifie pas que je conteste l’existence du virus, ni le drame que vivent certaines personnes. Tout au début, comme la grande majorité des gens, j’ai été prise dans la vague de stupeur et d’angoisse qui a déferlé sur un monde traumatisé: pandémie, confinement, fermeture des frontières, et le décompte quotidien des victimes. Et puis, j’ai commencé à faire mes propres recherches. J’ai trouvé d’autres arguments, d’autres versions et j’ai commencé à douter, à prendre position, à construire mes propres arguments. L’exagération des chiffres publiés dans tous les médias (une forme de harcèlement), les incohérences dans les discours et les règlements, les conflits d’intérêt aberrants des professionnels de la santé invités sur les plateaux de télévision m’ont mis de nombreuses puces à l’oreille. Ce sont donc mes croyances que je vais partager avec vous, en espérant qu’elles apporteront apaisement et réflexions. Nul ne détient la vérité. Chacun a raison. Et chacun trouve les arguments qui vont valider ses croyances qui sont toutes respectables et à respecter.

Nous façonnons notre vision du monde selon nos croyances. Ça c’est beau, ça c’est moche. Ça c’est rassurant, et ça, ça me fait peur. Nous n’en avons généralement pas conscience. Elles dirigent notre manière de vivre, nos choix, nos expériences, nos relations, notre travail, nos voyages. Il y a de bonnes croyances qui nourrissent notre épanouissement et des croyances qui nous limitent, nous freinent. En thérapie, on considère les croyances négatives comme LE problème à résoudre. Car ce sont elles qui participent à notre mal-être, à la grisaille de notre vie, à la frilosité de nos décisions.

En reprenant la plume, j’aimerais élever le débat. Sortir des ornières. C’est un peu comme si nous étions face à un tronc d’arbre, le nez sur l’écorce. Notre vision est bloquée. Il fait sombre. La rugosité du tronc nous semble agressive. Le manque de perspective est angoissant. Je propose de décoller notre visage du tronc et de prendre du recul. De voir la situation de manière plus globale. Plus vaste. De voir l’espace autour de l’arbre, la lumière qui le baigne, l’endroit où il se trouve par rapport à son environnement. Avoir la vision de l’aigle.

Toute chose dans la vie peut être considérée à partir de plusieurs points de vue. Les médias nous en proposent un, malheureusement toujours le même, oubliant leur rôle d’informateur objectif. Les soi-disant complotistes nous en proposent un autre. Les deux sont inconciliables. C’est noir ou blanc. Pas de voie du milieu. Nous sommes en pleine tempête émotionnelle. Pourtant il existe un espace de calme au milieu du cyclone d’où il est possible de simplement observer ce qui se passe. La fameuse voie du milieu. La voie de la sagesse. De la prise de conscience. De la réalisation de soi.

C’est ce chemin que j’aimerais vous inviter à explorer. Bien sûr, je ne suis qu’une simple humaine, j’ai moi aussi mes moments de peurs et de doutes, parfois mon moral joue au yo-yo, mais quelque chose en moi me souffle de tenir bon, d’avoir confiance, de croire en la vie, en un monde meilleur. C’est pour lui, pour ça, pour la joie, le respect, la bienveillance et l’amour que je suis assise ici, à pianoter devant mon écran d’ordinateur…

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Les mots …

Vous pensiez que j’en avais fini avec les mots ? Que nenni … nous en avons une belle palette, mais je me limiterai ici (pour le moment) à ceux que mes consultants/es m’offrent en toute innocence, vu que ce blog se veut thérapeutique.

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, il y a ces deux livres instructifs et même amusants à lire:

Continuons donc avec le « ne … pas« . Celui là nous dessert mais peut aussi nous aider dans certaines circonstances. Voyons donc comment et quand l’utiliser … ou pas.

Je vous propose de ne pas penser à un éléphant à plumes. Que faites-vous? Vous y pensez. Plutôt tortueux comme chemin pour arriver finalement au même but que si je vous avais demandé de penser à un éléphant à plumes. La négation est plus difficile à comprendre pour le cerveau que la formulation positive. Le cerveau doit d’abord se demander ce qu’est un éléphant à plumes pour pouvoir ensuite se dire « Ah d’accord, donc ce truc là, je ne dois pas y penser ». Il est plus productif et direct de dire ce qu’on veut, que ce qu’on ne veut pas/plus.

« Je ne veux plus être triste ». Mais que voulez vous alors ?

De plus, comme le cerveau (je dis le cerveau pour faire -très- simple, vous vous en êtes bien douté) a du mal avec la négation, qu’il n’entend pas, il va retenir: « Je veux être triste ». Un certain courant philosophique parle de loi d’attraction qui abonde dans le même sens. On attire ce qu’on ne veut pas ou plus. En moto par exemple, il faut toujours fixer son regard sur la portion de route qu’on veut utiliser et surtout pas sur celle qu’on veut éviter, car risque de chute assuré. Autant concentrer son attention sur ce qu’on veut, qu’en pensez vous ? Cerise sur le gâteau, cela soutient grandement l’affirmation de soi, donc la confiance en soi.

Du coup, jouons avec cette « loi ». Combien de fois avez vous pensé ou dit qu’une chose était difficile. Tiens, la vie par exemple. Et si vous changiez cette phrase en « La vie n’est pas facile ? ». N’est ce pas génial ?

Pensez à toutes les fois où vous utilisez le « ne pas ». A la maison, avec votre conjoint/e, vos enfants, vos collègues de travail, vos amis. Un petit florilège pour vous rafraîchir la mémoire ?

  • Ne cours pas !
  • Ne soyez pas en retard.
  • Je n’y arriverai pas.
  • N’oubliez pas de me remettre votre rapport.
  • Ne faites surtout pas de bêtises.
  • Ne m’énerve pas !
  • Il n’est pas mal ce texte.
  • Pas de souci, problème, danger ….
  • Ne pensez vous pas que …
  • Mais non je ne t’en veux pas ?
  • Ne croyez surtout pas, ne serait-ce qu’un instant, que vous êtes démunis simplement parce que vous êtes atteints de sclérose en plaques. (Linguee)
  • N’hésitez pas à venir me voir.
  • Ça ne lui fait pas de mal.
  • Meuh non, maman n’est pas fâchée
  • Cette voiture ne vous lâchera pas de sitôt.
  • Je ne suis quand même pas payé/e pour ça !
  • Je n’ai pas le temps, de temps à perdre.
  • Tiens, il ne fait pas froid ici ?
  • Ne vas pas penser que je te blâme pour quoi que ce soit.
  • Oh ce vêtement n’est pas très cher.

Voici un chouette petit tableau qui vous donne même les « solutions ». Bien que destiné aux parents, il peut s’appliquer à tous les domaines de votre vie.

Pour terminer avec le « ne pas », analysons ces quelques phrases:

  • Vous n’auriez pas du feu?
  • Je ne voudrais pas vous déranger …
  • Tu ne voudrais pas débarrasser la table ?
  • Même si le résultat est fantastique, ne voudriez-vous pas essayer de travailler avec un producteur de renom ? (Linguee – je suis sidérée par cette phrase commerciale!)

Que remarquez vous ? Oui, le « ne pas ». Mais encore ? Oui, bien ! L’emploi du conditionnel. Et la majorité des phrases citées en exemple sont de forme interrogative. D’après les auteurs J. et C. Messinger, « Le mode interro-négatif conjugué au conditionnel vous conduit droit dans le mur ». (Les mots qui polluent, les mots qui guérissent, p. 190-193). Ce genre de phrases vous met en mode échec. Ici encore, vous craignez d’affirmer vos besoins, vous êtes à la limite de la supplication, et sans doute perçu/e comme une personne au caractère fragile ou faible. Heureusement, il suffit de changer votre façon de parler. C’est un exercice cérébral, un peu chaque jour jusqu’à en faire une nouvelle habitude.

A partir de maintenant, vous direz des phrases affirmatives dans lesquelles vous ferez des demandes explicites et claires:

  • Avez vous du feu ?
  • Est ce que je peux venir vous voir ? Quand est ce que je peux venir vous voir?
  • Peux tu débarrasser la table ?
  • Et en ce qui concerne la phrase commerciale, c’est plus compliqué (n’allez surtout pas croire que je suis parfaite 😀 ): déjà le « même si » me dérange, sans parler du conditionnel, de la négation et du mot « essayer ». Je dirais par exemple: « Le résultat est fantastique et je vous propose de travailler avec un producteur de renom pour l’améliorer encore ». Et vous chère lectrice, cher lecteur, que proposez vous ?
Je me demande à quoi vous pensez ….

L’importance des mots

Comment vous exprimez vous ? Quels mots utilisez vous souvent ? Comment communiquez vous avec votre entourage, qu’il soit familial, amical ou professionnel ? Quel vocabulaire, quelle grammaire colorent vos relations ?

Ces mots que vous prononcez avec plus et surtout moins de conscience ont pourtant un impact considérable sur votre environnement et sur vous même. Le mot est chargé de sens et d’émotions qui varient d’une personne à l’autre. Il y a des mots qui portent et des mots qui blessent, des mots qui agissent comme un baume et des mots qui sont de réels coups de couteau. Il y a des mots creux qui tentent de remplir le silence et des mots qui ne disent pas ce qu’ils veulent vraiment dire….

Bref, des mots, donc des phrases, qui nous font grandir et des mots qui nous font dépérir ou végéter.

Je vous propose donc de vous écouter parler.

Je vais essayer … oups … en voici un beau. Essayer. Essayer de perdre du poids, de trouver un autre boulot, d’aller voir quelqu’un, de lui téléphoner, de faire bouger les choses, de dire la vérité, de se maîtriser, de réussir …. On essaye aussi un vêtement, une voiture sans aucune obligation d’acheter, de s’engager. Essayer permet donc de ne pas s’impliquer, de rester au bord, sur sa position. Et si vous remplaciez le mot « essayer » par « faire de son mieux ». En faisant de votre mieux, vous faites le pas. Vous entrez dans l’action. Vous sautez à l’eau.

Je suis malade, angoissé/e, fatigué/e, triste … maladie, angoisse, fatigue sont des états ou des émotions généralement provisoires. Je suis est une identité, généralement définitive. Je suis un homme ou une femme, je suis petit/e, grand/e, brun/e, blond/e, droitier/e, Européen/ne, Africain/e, enfant de … mais vous n’êtes pas la maladie, l’angoisse, la fatigue ou la tristesse. Vous êtes une personne qui montre des signes de fatigue, les symptômes d’une maladie ou les larmes de la tristesse que vous expérimentez de manière temporaire. Sachant cela, modifiez votre vocabulaire: « Pour le moment, j’ai de la tristesse en moi, je vis avec une grippe, j’ai de l’angoisse. »

De là, il n’y a qu’un pas au « je suis trop ou pas assez« . Pas assez riche, trop belle, pas assez bien, trop généreux … par rapport à quoi. Trop ou pas assez fait évidemment référence à une norme, une moyenne, au regard de l’autre. C’est aussi le signe d’un complexe et qui dit complexe, dit peur d’assumer qui on est. Le « trop » et le « pas assez » sont une dépréciation de sa propre identité ou valeur, une balle qu’on se tire dans le pied. Toute chose dans la vie possède le plus et le moins, l’obscur et le lumineux. Notre monde est un monde de dualité, on n’y échappe pas. Mais nous avons la liberté de choisir la manière dont nous percevons ce monde. Comme des lunettes: une teintée de nuances de gris et l’autre de couleurs. Chaque jour acceptez (arghhhh) vous un peu plus tel/le que vous êtes. Vous êtes unique alors comment pouvez vous vous comparer à d’autres uniques ??

Passons au fameux « Il faut que » et son copain « Il faut absolument que« … Que de serments, de fausses promesses, de règles surannées ou de pieux mensonges sont proférés avec ce verbe falloir toujours conjugué à la 3e personne du singulier (et jamais au féminin :-). Il faut. Et d’abord, c’est qui ce il ? Le fameux « on » qui a dit que ? Et vous, moi là dedans ? Qui prend la décision ? Qui est responsable ? Et si vous remplaciez le « il faut » par « je veux », « je désire » ? Si vous repreniez le pouvoir sur votre vie ?


Votre météo du jour

Comment vous êtes vous levé/e ce matin ?

Maussade, rayonnant/e, énervé/e, anxieux/se, en colère, triste, gai/e ?

Du coup, comment voyez vous la vie, les gens, l’environnement, les collègues, votre travail ? Est ce que le monde est rempli d’imbéciles ou de personnes plaisantes ? Est ce qu’on vit dans un monde dangereux ou un monde merveilleux ? Est ce que la vie est une dure lutte ou un cadeau ?

Ce que vous voyez autour de vous n’est « que » la projection, le reflet de votre monde intérieur. Vous êtes plutôt négatif, vous vivrez des expériences qui vont confirmer vos croyances. Vous êtes une personne positive ? La journée va vous offrir encore plus de moments réjouissants et merveilleux.

Êtes vous capable de vous émerveiller ?

Il y a quelque temps, j’ai accompagné une personne dans ses derniers jours. Plutôt aigrie et critique de son vivant, elle a complètement changé peu avant de décéder. Tout l’émerveillait. Elle était comme un enfant et voyait chaque être vivant et chaque objet avec ravissement. Les infirmières et les médecins étaient à ses yeux des personnes extraordinairement bienveillantes. Sa chambre était magnifique, meublée avec des objets ravissants (pour moi c’était plutôt genre caserne…). Ses yeux brillaient, son visage était radieux et tellement souriant. « N’est ce pas merveilleux? » disait-elle pour tout, pour les moineaux qui se bagarraient dans le nichoir pendu à la fenêtre, pour la (très banale) tasse qu’elle tournait avec ravissement dans ses mains, pour le bouquet posé sur sa table de chevet, dont elle touchait avec bonheur chaque fleur, pour le café qui était le meilleur café qu’elle ait jamais bu, pour l’équipe de soins palliatifs qui était tellement fantastique. Le monde était devenu pour elle un monde merveilleux fait de miracles et de beauté. Et elle est partie comme ça, en souriant ….

Photo de Ulleo sur Pixabay

Cette expérience m’a profondément bouleversée. Oserais-je dire que cela a été un des plus beaux moments de ma vie ? J’ai pu l’accompagner dans son émerveillement. Emmenée par elle dans une autre réalité, elle m’a permis de voir le monde et les gens autrement. Je débordais de reconnaissance et d’amour.

Je vous propose un « exercice »: essayez de vivre cette journée ou celle de demain autrement. Conditionnez vous dès que vous ouvrez les yeux. Au réveil, dites vous « Quelle belle journée! », ou « De belles surprises m’attendent », ou encore « Je suis reconnaissant/e de pouvoir me lever en bonne santé ».

A ce sujet, j’ai encore une histoire:

Un jour, je suis allée voir ma soeur malade à l’hôpital. Devenue hémiplégique suite à une tumeur au cerveau, elle avait besoin d’assistance même pour de simples gestes quotidiens. Ce jour là, les infirmières tardant à répondre à son appel, elle m’a demandé si je pouvais lui mettre la panne. Après l’avoir installée, je lui ai dit que je devais aussi me rendre aux toilettes. Et elle m’a répondu: « Toi, tu peux y aller. » Cela a été un choc et une sacrée leçon de vie. Je peux me déplacer pour des raisons tellement simples et évidentes qu’on n’y pense plus ou qu’on ne s’est même jamais posé de questions.

Essayez …. non, effacez ce mot de votre vocabulaire… faites de votre mieux (vous sentez la différence ?) pour voir le plus de choses positives durant la journée. Embouteillages ? Vous avez la possibilité d’écouter de la musique, une émission ou un livre audio. De regarder le paysage. De voir peut-être le soleil se lever ou se coucher. De sourire au conducteur/trice de la voiture à côté de vous. Le travail ? Vous en avez un. Vous avez des collègues qui vous apprécient. Au moins un/e. Dites bonjour aux personnes que vous croisez. Commentez vos observations: « Je peux … , j’ai la chance de …. , je suis reconnaissant/e pour …. , j’ai le temps de … , je suis libre de …. ».

Votre petite voix veut vous ramener dans le bon vieux chemin que vous connaissez si bien, bordé de critiques, de réprobations, de dénigrements ? Imposez vous. Souvenez vous de l’histoire des deux loups. D’accord, les accotements sont jonchés de détritus, mais il y a aussi le jaune éclatant du pissenlit, le chant d’un oiseau, la douceur de l’air. Il y a TOUJOURS du beau, du bon, du prometteur, du réconfortant, de l’agréable.

Évitez à tout prix les phrases qui contiennent des « ne — pas » ou toute autre forme négative qui ne font que confirmer et renforcer votre réalité toute grise. C’est de l’auto-persuasion, de l’auto-sabotage. Rien de mieux pour continuer à ne pas aller bien 🙂

Ramenez le plus possible votre attention sur maintenant. Au volant de la voiture, notez comment vous êtes assis/e, quelles parties de votre corps sont en contact avec le siège, écoutez les bruits du moteur, de la circulation, est ce que vous remarquez une odeur particulière… et détendez vous. Souriez.

Peu à peu, vous allez vous comporter autrement, considérer le monde différemment, voir votre réalité se colorer.

Pour vous mettre en route, voici une musique qui vient de m’être transmise par une amie et qui me semble tout à fait adaptée au thème de cet article. Belle journée lumineuse !

Stressé(e) ?

Voici un exercice tout simple à faire et qui ne vous prendra que quelques minutes, cinq exactement. Grâce à la technologie, vous pourrez le pratiquer partout (sauf au volant ou alors sans support visuel). Au plus vous le pratiquerez, au plus vous pourrez vous passer de votre téléphone ou tablette. Cet exercice, c’est la cohérence cardiaque.

Je vous ai choisi celui ci, plutôt neutre, sans musique, juste avec le bruit de vagues. Mais sur internet vous trouverez toutes sortes de fonds musicaux.

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Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus:

Le principe est de maitriser le rythme cardiaque pour envoyer un message apaisant au cerveau. Qui n’a pas senti son coeur s’emballer sous le coup d’une émotion, que ce soit la peur, le stress, la colère ou la panique. C’est une des réponses biologiques au danger: fuir ou agresser. Le système nerveux libère alors de l’adrénaline (en cas de stress aigu) ou de cortisol (en cas de stress chronique, celui que nous expérimentons le plus). Tout le corps est sollicité pour faire face au « danger » alors que certaines fonctions sont ralenties, tels le métabolisme ou le système immunitaire.

En maitrisant la respiration, le coeur retrouve son rythme naturel, le taux de cortisol (qui nous pousse à grignoter, car pour reconstituer les réserves de graisses entamées lors du « combat » ou de la « fuite », il déclenche le signal de la faim. Donc à vie stressante, prise de poids quasiment assurée … soupir….), le taux de cortisol donc, redescend, par contre l’ocytocine (aussi appelée hormone de l’amour) augmente. L’apaisement est immédiat.

Adoptez la règle du 365 : 3 fois par jour, 6 respirations par minute pendant 5 minutes, votre corps et votre esprit vous en seront éternellement reconnaissants.

Le lâcher-prise

A une certaine période de ma vie, je ne comprenais absolument pas ce terme. Je connaissais évidemment les mots, mais que voulaient ils dire mis ensemble ? On lâche prise ce qu’on garde dans les mains … et les miennes étaient vides. Alors lâcher prise de quoi ?? Et comment fait-on ?? Mon mental, mon côté intellectuel avait beau se gratter le dessus du crâne, il ne captait pas.

Aujourd’hui j’ai compris, même si le faire n’est pas toujours facile. En fait on s’accroche de toutes ses forces à des habitudes, à des croyances, à un mode de vie, on les connait tellement bien, même s’ils ne nous conviennent pas, s’ils nous limitent et qu’on ne s’y épanouit pas. C’est notre fameuse zone de confort.

La zone de confort, c’est le village. On y connait les habitants, la routine, les coutumes. Le boulot métro dodo ennuyeux, répétitif, épuisant, mais tellement rassurant. Le stress y reste à des niveaux gérables. On n’a pas à se poser (trop) de questions. On y vit de manière passive. On y a surtout le contrôle (ah ce cher contrôle…). On subit la vie. « C’est comme ça… ». « Que voulez vous y faire? ». « On ne va quand même pas refaire le monde… ». On n’y progresse pas.

Autour du village, il y a la zone de risque. L’inconnu où on ne peut rien prévoir. Le danger ?? Et si le loup y était ? Shhhhsshhs s’y aventurer ? Qu’est ce qu’on va y trouver ? Oui mais …. et s’il n’y a pas de pharmacie ? Oui mais, …. et si je ne trouve pas de travail ? Oui mais, …. et les enfants ? Oui mais … et le repas du soir ? Peur du changement, du jugement, de l’abandon, de la trahison, de l’échec, … ou même du succès.

Certaines personnes plus aventurières visitent cette zone avec plaisir. Motivées par la curiosité, l’envie de découvrir, le goût d’apprendre, elles découvrent lors de leurs voyages de nouvelles manières de faire et de penser, une autre perception du monde, et gagnent en maturité.

C’est la zone d’apprentissage où la personne va vivre de nouvelles expériences auxquelles il va falloir réagir avec inventivité et créativité. Se découvrir des capacités et des ressources jusque là inexploitées. Parfois, les circonstances de la vie y poussent ou catapultent les personnes plus frileuses et casanières. Une perte d’emploi, un divorce, un déménagement, un nouvel emploi, un deuil … et les voilà bien obligés de s’adapter, d’innover. Si bien qu’à la fin, cette zone redevient elle aussi une zone de confort. Le village est juste devenu plus grand.

Et puis là bas au fond, il y a la zone de panique, celle qu’on va chercher à éviter à tout prix, d’autant plus si on est attaché à sa zone de confort. L’apprentissage y est impossible, les émotions sont fortes et submergent la capacité à réflechir. Le cerveau reptilien, instinctif est aux commandes. Peur de perdre ce qu’on a ou qui on est. Pourtant, en y allant doucement, accompagé d’un guide, pour qui cette zone est devenue une zone d’apprentissage, revèlera des trésors et peut permettre de réaliser nos rêves. Elle devient alors la zone magique.

Voici une vidéo ludique qui vous expliquera tout ceci en images :

Vidéo réalisée par la société Inknowation

Et le lâcher prise dans tout ça me direz vous. Et bien c’est se laisser porter par le fleuve de la vie. C’est arrêter de pagayer à contre courant, ce qui est épuisant à la longue. Oui, parfois le courant nous emmène là où on n’a surtout pas envie d’aller. Oui, parfois le courant devient plus rapide et houleux. Lâchez prise…. lâchez le contrôle. Laissez vous porter, admirez le paysage, émerveillez vous. Essayez de voir en TOUTE chose le côté positif. Si, il y en a TOUJOURS au moins un.

Je vous propose plus loin quelques idées pour vous inviter à sortir doucement de votre zone de confort. Je vous rassure, il ne s’agit pas de partir au bout du monde après avoir démissionné de votre travail et abandonné mari/femme et enfants à leur triste sort. Ce sont de « petites » actions que vous pourrez mettre en place dans votre quotidien. Faites les comme si vous redeveniez enfant et que vous aviez reçu un cadeau à déballer. Soyez curieux, observez ce que cela vous donne comme sensations ou émotions.

  • Parlez à un inconnu dans le bus, dans un magasin
  • Dites bonjour en souriant aux gens que vous croisez
  • Allez dans un restaurant où vous n’avez jamais eu envie d’aller
  • Allez déjeuner avec un(e) collègue avec le/laquelle vous pensez n’avoir aucune affinité
  • Faites un compliment sincère à vos collègues
  • Chantez en marchant, même en ville
  • Empruntez un autre itinéraire pour aller au travail
  • Si vous invitez peu souvent, c’est le moment de le faire
  • Participez à des journées découverte, que ce soit un sport, un loisir artistique, la méditation
  • Osez prendre la parole lors d’une réunion, d’un débat

C’est ainsi qu’on sort de sa zone de confort, de son village et qu’on part à la découverte du monde. Comme vous le voyez, il s’agit de faire quelque chose sans tenir compte de ce que l’on pourrait dire ou penser de vous. Si vous lâchez prise sur ces jugements (et le vôtre !!), vous allez découvrir de nouvelles façons de penser, de voir votre environnement. Vous allez élargir la carte de votre territoire. Et vous allez gagner en confiance, ressentir plus de joie et vous épanouir.

Alors, qu’attendez vous 🙂

La peur et l’amour (2)

« Conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsch

…Toutes les actions humaines sont motivées, à leur niveau le plus profond, par l’une de ces deux émotions : la peur ou l’amour.
En vérité, il n’y a que deux émotions, que deux mots dans le langage de l’âme. Ce sont les opposés extrêmes de la grande polarité que Dieu a créés en produisant l’univers, ton monde tel que tu le connais aujourd’hui.
Ce sont les deux points (l’Alpha et l’Oméga) qui permettent l’existence du système que tu appelles « relativité ». Sans ces deux points, sans ces deux idées à propos des choses, aucune idée ne pourrait exister.
Chaque pensée humaine, et chaque action humaine est fondée soit sur l’amour soit sur la peur. En réalité, il n’y a pas d’autre motivation et toutes les autres idées sont dérivées de ces deux-là.

Toute action entreprise par les êtres humains est fondée soit sur l’amour, soit sur la peur, et cela ne se limite pas aux relations personnelles. Les décisions qui affectent le commerce, l’industrie, la politique, la religion, l’éducation de vos jeunes, les programmes sociaux de vos pays, les objectifs économiques de votre société, les choix concernant la guerre, la paix, l’attaque, la défense, l’agression, la soumission, la décision de convoiter ou de donner, d’épargner ou de partager, d’unir ou de diviser, chacun des choix que tu fais librement, tout cela vient de l’une des deux seules pensées possibles : une pensée de peur ou une pensée d’amour.

La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse.

L’amour est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.

La peur enveloppe nos corps dans les vêtements, l’amour nous permet de rester nus.
La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons, l’amour donne tout ce que nous avons.
La peur retient, l’amour chérit.
La peur empoigne, l’amour lâche prise.
La peur laisse de la rancœur, l’amour soulage.
La peur attaque, l’amour répare.

Chaque pensée, parole ou action humaine est fondée sur l’une ou l’autre émotion.

On t’a enseigné à vivre dans la peur. On t’a parlé de la survie du plus fort, de la victoire du plus puissant et du succès du plus habile. On parle rarement de la gloire du plus aimant. Ainsi, tu t’efforces d’être le plus fort, le plus puissant, le plus habile (d’une façon ou d’une autre) et si tu ne te sens pas à cette hauteur dans une quelconque situation, tu crains la perte, car on t’a dit que les inférieurs étaient perdants.
Ainsi, bien sûr, tu choisis l’action parrainée par la peur, car c’est ce qu’on t’a enseigné. Mais Dieu t’enseigne ceci : lorsque tu choisiras l’action parrainée par l’amour, tu feras plus que survivre, plus que gagner, plus que réussir. Tu feras alors l’expérience glorieuse de Qui Tu Es vraiment, et de qui tu peux être.