La peur et l’amour (1)

S’il y a de la peur, c’est qu’il n’y a pas d’amour.

Quelque chose vous tracasse ? cherchez la peur.

Chaque fois qu’une émotion négative se présente à nous, il se cache derrière une peur.

En vérité, il n’y a que deux mots dans le langage de l’âme : la Peur et l’Amour.

La peur est l’énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse et blesse.

L’amour est l’énergie qui s’étend, s’ouvre, envoie, reste, révèle, partage et guérit.

La peur enveloppe nos corps dans les vêtements. 

L’amour nous permet de rester nu.

La peur s’accroche et se cramponne à tout ce que nous avons.

L’amour donne tout ce que nous avons.

La peur retient.

L’amour chérit.

La peur empoigne.

L’amour lâche prise.

La peur laisse de la rancœur.

L’amour soulage.

La peur attaque.

L’amour répare.

Chaque pensée, parole ou action est fondée sur l’une ou l’autre émotion.

Tu n’as aucun choix à cet égard, car il n’y a pas d’autre choix.

Mais tu es libre de choisir entre les deux.

Ainsi, au moment où tu promets ton plus grand amour, tu accueilles ta plus grande peur car, aussitôt après avoir dit « je t’aime », tu t’inquiètes de ce que cet amour ne te soit retourné et, s’il l’est, tu te mets aussitôt à t’inquiéter de perdre l’amour que tu viens de trouver.

Cependant, si tu sais Qui Tu Es, tu n’auras jamais peur.

Car, qui pourrait rejeter une telle magnificence?

Mais si tu ne sais pas Qui Tu Es, alors tu te crois bien inférieur. Fais l’expérience glorieuse de Qui Tu Es vraiment et de qui tu peux Être.

Le Dalaï Lama.

Nos deux loups

Connaissez vous la légende amérindienne des deux loups ?

« Un jour, un vieil Indien Cherokee raconta une histoire à son petit-fils, l’histoire du combat qui a lieu dans chaque être humain.

Tu vois mon enfant, il y a une bataille entre deux loups en chacun de nous.

Le loup noir représente la colère, l’envie, la tristesse, le regret, l’arrogance, le mensonge, la honte, la culpabilité, le rejet (je vous laisse le plaisir de continuer la liste de la peur) et l’égo.

Le loup blanc représente la joie, la paix, l’espoir, la sérénité, la gentillesse, la générosité, la bienveillance, l’empathie, la compassion, la foi, l’amour.

L’enfant écouta l’histoire et refléchit quelques instants. Puis il demanda à son grand-père: Lequel des deux gagne ?

Et le vieux Cherokee lui répondit: Celui que tu nourris. »

Alors, quel loup nourrissez-vous ? Lequel est bien gros, bien portant et lequel est plutôt maigrichon, pour ne pas dire affamé ? Lequel a de l’emprise sur vous ?

Supposons que ce soit le loup noir, comme ça, à tout hasard… vous l’avez nourri tous les jours depuis …. ohlala depuis bien longtemps. Il a le poil luisant et l’oeil vif. Comme il est un peu devenu votre maitre, il vous pousse là où ça l’arrange, là où il trouvera de quoi se mettre sous la dent: disputes, énervement, conflits, angoisses… Au plus il grossit, au plus vous perdez de votre pouvoir, de votre confiance en vous, de votre estime de vous même. Et cela devient un cercle vicieux.

Maintenant, observez votre loup blanc. Ne fait-il pas peine à voir ? Son pelage terne et sec, son regard triste, il est à vos côtés, presque prostré. Il semble même petit comparé au loup noir. Il a besoin que vous vous en occupiez le plus vite possible en le nourrissant de musique, de belles rencontres, de créativité artistique, de rires, de moments de calme. Et au plus vous vous en occuperez, au mieux vous vous porterez. Cela devient un cercle vertueux.

Il n’est jamais trop tard pour redresser la barre, pour redéfinir qui est le maitre de votre vie. Dans ce monde, vous avez besoin des deux loups. Ils font partie de vous. Ils vous aident et vous soutiennent quand vous en avez besoin. Reconnaissez leur importance et préservez l’équilibre entre les deux. Devenez conscient(e) de vos pensées, de vos paroles et de vos actes. Qui allez vous décider de nourrir dorénavant?

Et … soyez bienveillants avec vous même. Ne vous jugez pas si vous venez de redonner un bonne gamelle au loup noir. Constatez le simplement et offrez une belle écuelle au loup blanc. Il faut du temps pour changer une habitude, d’autant plus que le loup noir peut ne pas se montrer très coopératif…

Être patient, c’est avoir la foi, qui nous permet de comprendre qu’aucune expérience n’est inutile. (Elisabeth Kübler-Ross)

Il est vain, si l’on plante un chêne, d’espérer s’abriter bientôt sous son feuillage. (Antoine de Saint-Exupéry)

Si tes résultats ne sont pas à la hauteur de tes espérances, dis-toi que le grand chêne aussi, un jour, a été un gland. (Lao Tseu)

L’amour est ce avec quoi nous sommes nés. La peur est ce que nous avons appris. Le parcours spirituel est de désapprendre la peur et d’accepter le retour de l’amour dans nos coeurs.
Marianne Williamson

Le jugement

Voici un texte écrit par Monique Mathieu sur le site https://ducielalaterre.org que j’ai envie de partager avec vous. En effet, le jugement, la culpabilité sont des sujets qui apparaissent souvent au cours des séances de thérapie. Ces sentiments nous alourdissent, nous limitent et nous empêchent d’exprimer ce que nous sommes vraiment.

Je me souviens d’une personne qui se sentait obligée d’aller rendre visite à sa mère au moins une fois par semaine. La relation mère fille n’était pas harmonieuse, et ces visites hebdomadaires pesaient souvent sur ses épaules. Mais ne pas aller la voir lui était impossible. Des croyances comme : »Un enfant doit aimer sa mère », « On ne laisse tomber personne », « Je dois être une bonne fille » ainsi que la peur de ne plus être aimée, la poussaient chaque semaine vers le domicile de sa mère. Quand, parfois, elle réussissait à résister à ces croyances et donc à ne pas aller voir sa mère, elle n’en retirait aucune satisfaction, bien au contraire. Ainsi, pendant des années, elle a été tiraillée entre sa culpabilité et son propre jugement, et son besoin d’indépendance. Entre sa peur d’enfant et son autonomie d’adulte.

Image parJohn Hain de Pixabay

Donc voici le texte de Monique Mathieu. Peu importe comment elle l’a écrit (reçu par canalisation), il nous donne un enseignement d’une grande bienveillance.

 » Qu’est-ce réellement que le jugement ? Pour l’un, le jugement correspond à tel comportement ; pour l’autre, le jugement correspond à l’appréciation d’un événement ou au regard qu’il a sur une situation ou sur autrui.

Le jugement demande de la sobriété ! Souvent le jugement est porté par l’ego. Un être humain a malheureusement le travers, il faut le dire, de ramener tout à lui, c’est-à-dire que lorsqu’il voit une situation et il la ramène à lui à sa convenance, il dit « moi, dans telle circonstance, j’agirais de telle façon ». Là, c’est l’ego qui peut parler, mais aussi le jugement !

Les personnes veulent toujours que les autres correspondent à ce qu’elles sont elles-même ! Cependant chacun est unique et réagit d’une façon unique ; chacun aime d’une façon unique ! C’est là la beauté de la Vie ! Si vous étiez tous totalement semblables, ce serait d’une tristesse absolue ! Il ne pourrait même plus avoir d’évolution puisque, lorsque vous êtes en famille, avec des amis ou dans un groupe, chacun de vous évolue selon le regard qu’il a de l’autre.

Vous évoluez dans le non-jugement et grâce à l’acceptation de ce qu’est l’autre. Mais, encore une fois, le non-jugement est arbitraire.

Le jugement primaire, c’est ramener à soi ce qu’est l’autre (ce que vous aimeriez qu’il soit et qu’il n’est pas). Nous espérons que vous comprenez, ce n’est peut-être pas facile à exprimer, mais c’est la réalité.

Nous allons quand même vous rassurer : même si parfois vous portez une petite appréciation sur une situation, une petite appréciation qui pourrait même déborder un tout petit peu sur un jugement, voire même sur une critique, n’en tenez pas trop compte ! C’est l’effet d’un moment ! Vous êtes peut-être fatigué ou vous n’êtes pas en harmonie avec vous-même, ce qui est possible. Aujourd’hui, vous pouvez être totalement en harmonie avec vous-même (et dire « tout est merveilleux » !) et, demain, ne plus l’être pour différentes raisons.

Vous oubliez, en tant qu’humain, que vous êtes en permanence pris dans un immense tourbillon d’énergie et vous avez parfois beaucoup de difficulté à vous stabiliser. Ce tourbillon d’énergie est un tourbillon évolutif. C’est comme si vous étiez en permanence dans un tourbillon ascensionnel qui vous fait monter toujours plus haut.

Il faut garder votre équilibre dans cette espèce de montée vertigineuse vers une autre conscience, vers d’autres vibrations, vers d’autres énergies, vers une connaissance supérieure, que ce soit de ce que vous êtes, de l’Amour ou tout simplement de tout ce qui vous entoure.

Alors, soyez très tolérant vis-à-vis de vous-même et vous serez alors automatiquement tolérant vis-à-vis des autresSi vous ne vous jugez pas vous-même, vous n’aurez pas envie de juger les autres ! Si vous n’êtes pas totalement dans la culpabilité, vous ne culpabiliserez même pas les autres !

Mais il faut malheureusement vous dire ceci : l’éducation a été donnée totalement de travers… Depuis des millénaires, l’éducation et le cours de la vie ont été axés essentiellement sur les religions, avec ce qui est tabou, avec ce qu’il faut faire ou ne faut pas faire. Vous aviez sans cesse des directives à appliquer.

Où était la place de l’homme dans ces directives ? L’homme n’avait plus sa place ! Il ne pouvait même pas l’avoir car il ne la connaissait pas ! L’homme a donc été, pendant des milliers d’années, soumis aux religions, à des morales, à des directives. Il n’existait qu’au travers d’elles ! Maintenant, malheureusement, il existe trop au travers de la politique (c’est une autre histoire et nous n’allons pas aborder ce sujet).

À travers tout cela, nous voulons dire : restez libre ! Ne restez plus soumis aux vieilles lois ! Ne restez plus soumis aux vieilles religions ! Ne restez plus soumis au « péché » ! Le mot « péché » est un mot terrible ! C’est un poids qu’on vous a mis sur les épaules et vous ne pouvez plus vous relever… Vous vous rendez-vous compte de ce que signifie ce mot ? C’est un mot à bannir ! Ce mot-là ne devrait plus exister !

C’est comme le mot « culpabilité » ! Vous avez fait tel ou tel acte, alors vous êtes « coupable » !

Encore une fois, on vous met des poids énormes sur les épaules ; ce que vous avez fait n’est pas beau, ce que vous avez dit n’est pas beau, etc.

Enlevez toute culpabilité ! La culpabilité est parfois tellement lourde à porter que cela peut très profondément perturber psychologiquement les humains et peut même les amener à se détruire…

La religion de demain sera celle de la tolérance ! Ce sera celle de l’Amour et de la Sagesse. Ce sera une religion qui libère les humains, sans les enfermer dans la culpabilité, dans le péché, dans tout ce qui a façonné l’humanité depuis des milliers d’années.

Vous êtes maintenant dans une autre vie, dans un autre paradigme, donc dans une autre vibration, dans une autre conscience. Tout ce qui a existé avant 2012 n’a plus la même réalité, la même valeur.

Maintenant, vous devez intégrer d’autres codes. Ces codes-là vous rendent libres, à vous de les accepter ou de rester dans l’ancienne énergie où vous retrouvez le non-pardon, le non-pardon à soi-même, la culpabilité, tous les vieux schémas qu’il faut réellement enlever de votre conscience.

Vous avez été tellement imprégné de tout cela ! Vous en avez hérité parce que vos grands-parents, vos parents, comme vous à vos enfants, avez redonné ce qui vous a été enseigné et qui fait partie de votre mauvaise culture ; nous disons bien de votre « mauvaise culture » !

Maintenant, il faut essayer d’aller vers une bonne culture, celle qui vous élève, celle qui vous déculpabilise, celle où vous prenez conscience du pardon que vous devez accorder, d’abord à vous-même ! La bonne culture vous rend libre, tout simplement. Vous y parviendrez ! Vous y parviendrez parce que l’être humain est pris dans un tourbillon évolutif et qu’il ne peut pas régresser. Il peut s’asseoir sur le bord du chemin ou rester avec un acquis, mais il ne régressera pas.

C’est le cadeau qui est le vôtre ! Ce que vous avez acquis ne vous sera pas enlevé ! Vous l’avez vécu, vous avez expérimenté. Si vous ne pouvez aller plus loin – pour telle ou telle raison, peut-être pour des raisons de programmation – ce que vous avez acquis vous restera acquis jusqu’à la prochaine existence.

Il y aurait encore tellement de choses à dire en ce qui concerne la culpabilité ! Nous aimerions déculpabiliser les humains, quoi qu’ils aient pu subir, quoi qu’ils aient pu faire, en leur disant : « ce sont les expériences que vous avez choisies ! »

À partir du moment où vous commencez à être dans la vibration Amour, il n’y a plus de culpabilité, il n’y a plus de péché ; il y a le pardon, pour soi-même et pour les autres.

Encore une fois, l’Amour est la clé ! L’Amour aplanit tout ! Les choses les plus difficiles de l’existence sont aplanies par Amour et dans l’Amour ! »

Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 France.

Les massages : le coréen

A l’origine, les techniques de ce massage ont été développées par des moines bouddhistes de Chine qui les associèrent à la médecine coréenne (à base de plantes). Dans la philosophie asiatique, une bonne santé est signe que l’énergie circule harmonieusement dans le corps et que le Um-Yang (équivalent du Yin-Yang chinois) est en équilibre. En Occident, le massage est plus une approche de l’anatomie et de la physiologie du corps.

Le coréen tel qu’il se pratique aujourd’hui est un massage d’inspiration japonaise, thai, chinoise et … suédoise. Il se pratique sur la personne habillée (tenue confortable) et couchée sur le sol.

La technique utilisée est principalement la vibration qui diffuse des ondes de détente dans le corps. Il vous est sans doute déjà arrivé de lancer un caillou dans l’eau, créant ainsi des cerlces de vaguelettes qui se déplacent en s’éloignant en cercles concentriques. En massage coréen, le principe est le même: on fait vibrer un bras, une jambe ou le torse et les ondes se propagent dans tout le corps, provoquant un relâchement des muscles et des articulations. Le massage se fait en deux temps: « secouer » pour faire naitre les vibrations et un temps de pause pour permettre à la personne massée de ressentir les effets des vibrations.

Afin d’augmenter la relaxation, le masseur utilise également des mouvements d’étirements, de mobilisations, de balancements, le tout en douceur et à l’écoute du massé.

Les massages : le californien

« En ce moment, à l’endroit même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l’unique popriétaire, mais, il y a très longtemps, vous en avez pertdu les clés. Ainsi, vous restez dehors, ne connaissant que la façade. Vous ne l’habitez pas. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c’est votre corps. » (Le corps a ses raisons – Thérese Bertherat et Carol Bernstein, édition Seuil)

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Longtemps considéré comme un péché par la religion (se toucher et avoir du plaisir étaient très mal vus), la notion de massage réapparait en Suède où le gymnaste Per Henrik Ling (1776 – 1839) utilise de plus en plus les techniques et les exercices corporels appris d’un Chinois « Ming », son conseiller et entraineur en arts martiaux. Convaincu de l’efficacité et des bienfaits de ces manipulations physiques, tant pour les entrainements sportifs que pour la santé, et s’inspirant plus ou moins fortement (on parlait déjà de plagiat à l’époque) de l’art du Cong-Fou des Bonzes Tao-Sée, des règles de l’escrime (gymnastique militaire où l’activité de chaque muscle est détaillée en fonction du mouvement, de la pose), de l’attrait pour le corps de la culture germanique, Ling devient ainsi « le père de la gymnastique suédoise », appelée plus tard « massage suédois » (un des éléments de la future kinésithérapie).

Les techniques du massage suédois (surtout destiné aux sportifs) utilisent l’effleurage (mouvements lents et glissés), le pétrissage, les frottements, les tapotements et les vibrations.

Si je vous parle de Ling, c’est parce que le massage californien, né dans les années 1970, avec la naissance du mouvement du potentiel humain (holistique) et de l’intégration du corps dans les thérapies centrées sur la personne, s’inspire directement du massage suédois. La technique proprement dite du massage californien a été créée par Margareth Elke, ancienne adepte du massage suédois. Elle y aurait également introduit des mouvements issus de massages japonais et amérindien.

Le massage californien, un des plus pratiqués en Europe, est une approche globale, psychocorporelle qui utilise des gestes doux et amples favorisant la détente complète du corps. L’utilisation de l’huile (pouvant être agrémentée d’huiles essentielles) augmente l’impression de fluidité et d’enveloppement. C’est un massage bienveillant, respectueux, réparateur, parfois maternant, à l’écoute du corps, un toucher du coeur. Les bienfaits du massage californien sont nombreux:

  • il soulage les douleurs (chroniques, musculaires ),
  • il libère les tensions émotionnelles figées dans le corps,
  • il améliore la circulation sanguine et lymphatique,
  • il permet de se recentrer sur ses sensations corporelles,
  • il aide à lutter contre le stress et l’anxiété,
  • il favorise la détente, le relâchement, une meilleure perception du schéma corporel,
  • il construit l’estime de soi,
  • il aide à se réconcilier avec soi-même,
  • il permet le retour à soi …..

Les massages (1)

Photo de Katia sur Fotomelia

Le mot tel que nous le connaissons aujourd’hui a été emprunté au 18e siècle à l’arabe massa qui signifie « toucher, palper ». Les voyageurs de l’époque ont rapporté le terme de leurs expéditions en Orient où le toucher était sûrement bien plus pratiqué que dans la prude Europe.

Mais le massage n’est pas l’apanage des pays du Soleil Levant. De tout temps, l’homme, ainsi que certains animaux, ont utilisé le contact physique comme moyen de communication. Lécher, épouiller, caresser, laver, se blottir, chatouiller, embrasser, frotter, sécher, palper, câliner, gratter, allaiter, dorloter, bercer, créent d’innombrables occasions de contact corporel qui permettent de cimenter les rapports sociaux du groupe, d’influencer le comportement d’un autre individu, de stimuler les fonctions organiques et le développement physique du petit. « …ces observations signifiaient que l’animal nouveau-né devait être leché pour pouvoir survivre. Si, pour une raison quelconque il ne pouvait pas l’être, surtout dans la région péri-anale (située entre les parties génitales et l’anus), il était susceptible de mourir d’une déficience de fonctionnement du système génito-urinaire et/ou du système gastro-intestinal« . (La peau et le toucher, Ashley Montagu, éd. Seuil, p. 21)

Dans de nombreuses cultures, comme chez les Eskimos, les peuples en Afrique, en Asie, le bébé est/était porté à même la peau maternelle ou maintenu sur le dos (pour dormir) ou le côté dans un tissu. Bébé est ainsi protégé des prédateurs et les mamans peuvent continuer leurs activités, les peuples nomades peuvent se déplacer avec plus de facilité.

En Afrique et en Asie des milliards de mères portent leur enfant jusqu’à ce qu’ils soient capables de marcher. Bien que la plupart d’entre eux ne portent jamais de langes, il est très rare que ces enfants se salissent. Les mamans ressentent une légère hausse de température ou une petite augmentation de l’humidité de la peau, une inquiétude ou encore une tension chez leur bébé. Elles savent quand il est temps de chercher un petit espace pour les besoins de l’enfant. Grâce à cette proximité et à leur sensibilité, elles n’ont pas besoin de se servir de langes.

Ces bébés portés se sentent en sécurité. Le contact corporel permanent est sécurisant. La stimulation constante de la peau détend. » (Le toucher, un besoin vital – Marijke Sluijter, Editions Chronique sociale)

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En Europe, à partir du Moyen-Age, on a peu à peu abandonné le portage et la proximité avec l’enfant qui dort dorénavant dans un berceau. Au 19e siècle, le mouvement s’accélère avec l’industrialisation. Hygiène, landeau, biberon, chambre de bébé, accouchement à l’hôpital, ont appauvri les contacts tactiles de nos sociétés « modernes ».

Pourtant, le bébé a un besoin vital d’être touché et porté. Le nourrisson qui n’est pas suffisemment ou pas du tout touché développe d’importants handicaps ou meurt, même si tous les autres besoins sont comblés. Les enfants de Ceausescu en sont une terrible exemple.

« L’enfant en carence affective passe par différentes étapes : le premier mois de séparation, il pleure, crie et cherche le contact. Le deuxième mois, il dort mal, perd du poids, sa croissance est ralentie. Le troisième mois, il semble détaché, indifférent et ne témoigne plus aucun intérêt ni pour les personnes ni pour le monde extérieur. » (https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-hospitalisme-le-syndrome-des-pouponnieres_332.html

Au delà de l’âge de six mois, les conséquences des carences sont irréversibles et proportionnelles à la durée du traumatisme: faible quotient intellectuel, zones cérébrales moins développées, troubles de sociabilité, troubles pathologiques.

La peau représente l’organe le plus étendu et le plus visible de notre corps. Elle représente en moyenne 1,5 à 2 m carrés chez un adulte. Véritable barrière défensive, elle protège notre organisme contre la pénétration de micro-organismes, d’agents toxiques, des UV, des agressions mécaniques. Elle assume également le rôle de médiateur entre l’extérieur et notre cerveau à qui elle transmet une multitude d’informations: température, toucher, douleur, démangeaisons.

La peau nous permet également de participer à la communication sociale. Elle est le reflet de nos émotions, de nos maladies internes, de nos réactions aux modifications de notre environnement. Rougeurs, chair de poule, pâleur, acné, herpès, psoriasis, eczéma … parlent pour nous qu’on le veuille ou non. Elle raconte également notre vie: cicatrices, rides, grain disent nos souffrances, notre chemin parcouru …

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Vies antérieures

La dame en tailleur assise en face de moi change tout à coup de voix et me parle comme un homme. Le changement est surprenant. Elle/il se frotte les mains. La voix, les mimiques, l’attitude sont indéniablement masculines. Elle/il me raconte sa vie de misère passée dans les faubourgs de la ville. Les rues étroites et sales, l’odeur fétide de l’eau croupissant dans les rigoles, les guenilles des femmes qui trainent dans les flaques, le peu de lumière entre ces maisons coincées les unes contre les autres… il se fait la promesse de s’en sortir. Il est grand, gros sans être gras, pas très intelligent, primaire même. On lui propose un travail de bourreau qu’il accepte sans états d’âme….

La dame est choquée. Il est vrai qu’il y a un monde entre son élégance raffinée et la crasse dans laquelle évolue le personnage. Même ses valeurs et son manque de compassion ne correspondent pas du tout aux siennes. Que s’est il passé ? Comment se fait-il qu’elle se soit vue en tant qu’homme ? Que signifie cette histoire ?

Merci à Geralt pour l’image

Il y a plusieurs explications possibles, selon l’ouverture d’esprit de chacun:

  • Une histoire imaginaire, symbole ou métaphore, langage de la partie de notre cerveau qui communique sous forme de rêves, de créativité, d’intuition.
  • Une mémoire transgénérationnelle ou cellulaire: nous portons en nous l’histoire de nos parents, grands-parents … jusqu’à l’histoire de l’humanité. Nous sommes le produit de tous ceux qui nous ont précédés.
  • Et enfin, ceux pour qui la réincarnation de l’âme est une possibilité ou une réalité, vont accepter cette séance comme souvenir d’une vie vécue à une autre époque dans un autre corps.

D’un point de vue thérapeutique, la « vraie » explication importe peu. Ce qui importe, ce sont les émotions, le vécu, la manière dont la personne considère l’histoire. Est-elle en colère, triste, arrive-t-elle à pardonner, à faire la paix, à voir les choses avec plus de recul, à saisir le sens, à faire le lien avec son quotidien ?

Dans tous les cas, ce sont des réminiscences d’évènements d’un passé plus ou moins lointain qui ont laissé des traces émotionnelles. Celles ci se sont figées dans le corps (créant d’ailleurs des symptomes physiques ou des peurs irrationnelles) et sont revécues (de manière beaucoup plus douce) lors d’une séance, comme si elles demandaient à être libérées. Ex-primées. Car tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime….

La dame est repartie ébranlée. Quelques jours plus tard, elle m’a téléphoné pour me dire d’une voix joyeuse à quel point elle se sentait plus légère. Elle avait accepté sa part d’ombre (nous sommes TOUS bons ET mauvais), elle avait compris un de ses comportements d’évitement et fait le rapprochement avec sa peur de faire souffrir. Le changement était apparemment tellement évident que les collègues au bureau et son entourage lui en avaient fait la remarque.

Certaines personnes sont venues me voir pour aller visiter une « vie antérieure » comme une sorte de tourisme dans le temps. C’est une curiosité mentale dont l’inconscient profite presque astucieusement pour enfin faire « remonter » ce qui est prioritaire et qui se trouve bien souvent dans cette vie ci. Effrayé par les émotions qui ne demandaient qu’à sortir, un monsieur a interrompu la séance et est parti. L’aventure lui a sans doute paru trop périlleuse.

Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, voici un article du journal INREES (Institut de recherche sur les expériences extraordinaires) : https://www.inrees.com/articles/Reincarnation-Therapie-extraordinaire-vie-anterieure/

Les contes …

Il était une fois, il y a bien longtemps, très loin d’ici …. et nous voilà embarqués au pays du merveilleux, dans un autre espace-temps où TOUT est possible. Dans un langage simple, le conte nous « raconte » des histoires universelles qui touchent autant l’enfant que l’adulte: la vie et la mort, le courage et la peur, le dépassement de soi, la souffrance d’être rejeté, le découragement devant une tâche à accomplir, les rivalités familiales, le sentiment d’impuissance …

Le schéma narratif est toujours le même, quelle que soit l’origine du conte.

  • La situation de départ présente le cadre et le quotidien dans lequel évolue le personnage ainsi que ses caractéristiques: il était une fois un gentil garçon, une pauvre fille …
  • Un élément extérieur vient bouleverser ce quotidien: Mais un jour …. survient un problème, une menace, une énigme qui force le personnage à partir à l’aventure, à sortir de sa zone de confort.
  • Les aventures et les épreuves que vit le personnage ainsi que les moyens qu’il utilise pour les surmonter et pour combattre les méchants. Il reçoit l’aide de personnes ou d’animaux qui lui donnent des conseils ou des outils (potion ou baguette magique) pour aller au bout de son voyage.
  • La résolution: le personnage est allé jusqu’au bout de ses forces et de ses actions, il est même en danger de mort, mais il a réussi à atteindre son but.
  • La fin de l’histoire: le personnage revient chez lui et « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

Pour ceux qui ont envie de rêver, voici un beau site, véritable bibliothèque virtuelle de contes:http://touslescontes.com/biblio/recherche.php

Selon Bettelheim, le conte nous dit que « la lutte contre les graves difficultés de la vie est inévitable et fait partie intrinsèque de l’existence humaine, mais que si, au lieu de se dérober, on affronte fermement les épreuves inattendues et souvent injustes, on vient à bout de tous les obstacles et on finit par remporter la victoire ».

Le conte agit à deux niveaux: au niveau conscient, il raconte l’histoire en entrainant notre mental dans les aventures du héros. Le mental ainsi occupé à écouter l’histoire d’un autre, ne se sent pas menacé (il n’aime pas le changement) et sans s’en douter, permet au conte de communiquer directement avec les profondeurs de l‘inconscient, où se trouvent toutes nos ressources et nos capacités. En les réveillant, en les reconnectant, le conte contribue à mettre en place le changement, la transformation, une nouvelle façon de voir la vie.

Certains changements vous sembleront négatifs en apparence, mais vous vous rendrez vite compte que cet espace est créé dans votre vie pour que quelque chose de nouveau émerge.

Eckhart Tolle

Depuis « la nuit des temps », les contes ont été utilisés comme outil (oral) initiatique par différentes civilisations et ethnies et sont « vraisemblablement l’une des plus vieilles formes d’expression de l’histoire de l’humanité » (Wikipédia). Surtout réservés aux (grands) enfants dans notre société « moderne », ils sont de plus en plus revalorisés en tant qu’outils de travail par de nombreuses formes de thérapie; Milton Erickson, par exemple, était un grand conteur d’histoires, inventées ou basées sur sa vie.

Nos peurs …

Un magnifique court métrage qui raconte avec beaucoup de justesse et de poésie l’histoire de notre crocodile. Ici le crocodile représente la timidité de la jeune femme, mais la métaphore peut s’appliquer à toutes nos peurs. La peur est une émotion qui est ressentie en présence d’une menace ou d’un danger et elle est générée par notre cerveau …reptilien. C’est un instinct de survie archaique qui déclenche une réaction de fuite, d’aggression ou de figement, permettant d’un point de vue biologique d’échapper aux prédateurs.

Mais chez l’humain, la peur est aussi déclenchée par des dangers imaginaires ou irrationnels (phobies allant de la peur des araignées à celle du dentiste en passant par la peur des nains de jardin, du beurre, de la joie, des clowns ou des miroirs), des projections dans le futur (je vais rater, mourir, tomber malade), des stress récurents non résolus du passé (un accident de voiture, de ski, de vélo, une catastrophe naturelle, en tant qu’enfant avoir été oublié dans un magasin ou à l’école), des « films » internes (il ne va jamais m’accepter, elle va me trouver stupide …). Elle éteint notre capacité à raisonner, met notre système immunirtaire en mode « off » et nous fait vivre dans un état de stress plus ou moins important et permanent.

Au plus on la fuit, au plus elle nous poursuit, devenant de plus en plus grande et envahissante, jusqu’au jour où on décide enfin de la regarder en face et de la voir telle qu’elle est: « juste » une réaction excessive à notre environnement ou à notre vécu qui peut réajustée avec l’aide d’outils thérapeutiques.

Il était une fois un petit garçon, Sam, qui avait très peur du monstre caché dans l’armoire de sa chambre. Dès que ses parents éteignaient la lumière et sortaient de sa chambre, le monstre se faisait entendre. Ses parents avaient beau lui dire que les monstres n’existent pas, ouvrir les portes de l’armoire et lui montrer, qu’à part ses habits et ses jouets, il n’y avait rien, qu’il était un grand garçon maintenant, l’enfant SAVAIT que le monstre était là, attendant son heure. Et effectivement …. papa maman partis, le monstre apparaissait, grognant et grattant derrière la porte de l’armoire, menaçant d’en sortir et sûrement de venir le manger tout cru. Sam cherchait vainement à se cacher sous ses couvertures et son oreiller, tout son corps lui criait qu’il allait arriver une chose terrible. Son coeur avait envie de sauter par la gorge, il pouvait à peine à respirer et se retenait pour ne pas courir se réfugier dans le lit des parents.

Un jour, Grand-mère vint leur rendre visite. Sam courut vers elle, Grand-mère était la personne la plus douce sur Terre. Elle au moins le comprenait quand il lui racontait ses joies et ses peines. Ses cheveux blancs auréolaient son visage et sa voix si chaude le rassurait, comme si elle apportait la lumière dans un endroit sombre et effrayant. Elle au moins le cpomprenait quand il lui racontait ses peurs.

A voix basse, pour ne pas attirer l’attention de Papa Maman, il lui expliqua qu’un monstre se cachait dans son armoire et la prenant par la main, l’emmena vers sa chambre. Grand-mère ne se moqua pas de lui, ne lui dit pas que c’était stupide de croire aux monstres, au contraire. Elle posa des questions et lui demanda de lui montrer la cachette du monstre. »Ce soir, lui dit-elle, je resterai avec toi. »

Effectivement, elle s’installa dans un fauteuil en ignorant les remarques amusées des parents de Sam et se prépara à passer la nuit là. La lumière éteinte, les bruits commencèrent. Sam se mit à trembler, il avait presque envie de pleurer. Grand mère se dirigea vers l’armoire et d’un coup, ouvrit la porte…

Une souris terrifiée et pétrifiée la regarda, prise en flagrant délit de grignotage.

A partir de cette nuit là, Sam put enfin dormir sereinement, souriant au souvenir de sa peur du monstre-souris (qui avait été déménagé dans une vieille grange abandonnée).

Je suis moi
et tu es toi
Je poursuis ma voie
et tu poursuis la tienne
Je ne suis pas en ce monde pour répondre à tes attentes
et tu n’es pas en ce monde pour répondre aux miennes

Tu es toi
et je suis moi
Et si par chance nous nous rencontrons
alors c’est merveilleux
Sinon…
nous n’y pouvons rien.

Fritz Perls (Père de la Gestalt-thérapie)