PNL

La PNL … plus facile à dire que programmation neuro-linguistique 🙂

C’est l’art de la modélisation, c’est à dire de créer un modèle à partir de quelque chose sur base de vérifications et de paramètres. Mais encore me direz-vous ? Quel rapport avec la thérapie ?

Commençons par le début.

Pour résumer – car vous trouverez toutes les informations sur internet – l’histoire de la PNL commence avec la rencontre de Richard Bandler (philosophe, psychologue, mathématicien, informaticien) et John Grinder (professeur de linguistique). Ils ont étudié la manière de travailler de trois grands psychologues de l’époque: Virginia Satir (thérapie familiale), Fritz Perls (Gestalt-thérapie) et Milton Erickson dont ils se sont le plus inspirés pour son approche originale et novatrice de l’hypnose. Que font naturellement ces trois thérapeutes pour que ça marche ? Bandler et Grinder ont repéré, analysé et finalement modélisé leurs techniques, leur communication verbale et corporelle, leurs processus mentaux, la construction de leurs phrases et en ont retiré des règles, les présupposés.

Décodons le terme programmation neuro-linguistique:

  • programmation: notre vie est une suite d’apprentissages, d’expériences, de rencontres que nous avons intégrés de manière plus ou moins consciente. Nous avons appris à marcher, à lire, à craindre le feu, à conduire, à avoir une vie sociale et nous réagissons de manière automatique. Cette réaction a été programmée. Comme l’informaticien, nous pouvons retravailler ce programme, le décomposer, l’arranger différemment, y introduire des variantes.
  • neuro concerne notre système neurologique. Tout ce que nous appréhendons de la vie, nous le faisons par nos cinq sens: vue, audition, odorat, toucher et goût. Ces informations sont transmises à notre cerveau et contribuent à créer nos pensées, nos émotions, notre mémoire.
  • linguistique concerne le langage. « Notre langage est la grammaire de notre pensée » (Chomsky). Chacun a sa manière particulière d’exprimer son ressenti et ses pensées, que ce soit par la voix et le corps (langage analogique) et par la structure des phrases (langage digital).

La PNL « explore le fonctionnement de notre esprit: comment nous pensons, formons nos désirs, nos buts et nos peurs, comment nous nous motivons, relions nos expériences entre elles et leur donnons un sens. » (Le grand livre de la PNL, Catherine Cudicio, ed. Eyrolles)

Pour reprendre la métaphore informatique, c’est un outil qui permet de trouver les programmes périmés, obsolètes qui ralentissent l’ordinateur et d’y insérer un logiciel plus performant dans le respect de l’identité de l’utilisateur. Dans le cadre du développement personnel ou de la thérapie, la PNL permet à la personne de découvrir les ressources qu’elle possède DEJA et de les mettre en lumière. Elle permet aussi au thérapeute de mieux parler le langage de son patient en s’appuyant sur ces présuppositions (croyances) de la PNL:

  • La carte n’est pas le territoire: chacun perçoit le monde à sa façon et dispose de sa propre carte. Le territoire est comme il est, nous le percevons à travers nos filtres. Il y a autant de cartes que d’humains. Nos limites se trouvent dans cette carte et non dans le monde. Agrandissons la!
  • Tout comportement est basé sur une intention positive: sinon on ne le ferait pas. Et si ce n’est pas évident, il y a peut-être un bénéfice secondaire qui se cache quelque part ? Ce qu’une personne a fait à un moment donné, est ce qu’elle pouvait faire de mieux à ce moment là, en fonction de son histoire, de son humeur, de ses blessures.
  • L’échec n’existe pas (n’est ce pas merveilleux ?): il n’y a que des expériences, du feed-back, des résultats non désirés. Se morfondre sur ses « échecs », c’est vivre dans le passé. Il y a TOUJOURS une leçon bénéfique à retirer de nos expériences.
  • Si ce que vous faites ne marche pas (ne vous apporte pas de plaisir, vous fait stagner, vous rend malheureux) essayez autre chose.
  • Il est impossible de ne pas communiquer: même quand vous ne dites rien, votre corps parle (le langage non verbal représente la majeure partie de notre communication). Même le silence est une forme de communication. Que nous le voulions ou non, notre attitude a un impact sur l’autre.
  • Le sens de nos messages se trouve dans la réponse de notre interlocuteur.
  • Nous possédons TOUTES les ressources nécessaires à notre épanouissement/changement. Nous sommes TOUS nés avec une boite à outils inépuisable. Nous l’avons simplement oublié.
  • Plus on a de choix, au mieux c’est: cela parait évident, mais qui n’a pas tourné en rond dans une situation problématique ?
  • Nous ne sommes pas nos comportements: personne n’est stupide, on fait des choses stupides. Le premier jugement touche à notre identité, et le deuxième concerne nos actes. Nous pouvons changer notre comportement, mais pas notre identité, le « qui je suis » . Toute personne a droit à notre respct.
  • Le corps et l’esprit agissent l’un sur l’autre: de plus en plus d’études scientifiques prouvent que nos pensées ou nos croyances peuvent nous rendre réellement malades physiquement. Et un corps malade, blessé peut nous entrainer vers la déprime ou la dépression. Le contraire est évidemment vrai aussi. En pensant différemment, nous pouvons favoriser notre santé.

Et pour finir une petite histoire :

Un jour, alors que Milton Erickson était adolescent, un cheval était entré dans la propriété de ses parents. Personne ne savait à qui appartenait l’animal. Le jeune Erickson décida alors de ramener le cheval à ses propriétaires. Il monta sur son dos, l’amena sur la route et laissa le cheval décider de la direction à prendre. Ses seules interventions consistèrent à empêcher le cheval de partir dans les champs ou de manger l’herbe du bas-côté de la route.

Lorsque le cheval arriva sur les terres d’un voisin installé à quelques kilomètres de là, le voisin demanda: « Comment savais-tu que le cheval venait d’ici et que c’était notre cheval? »

Erickson répondit: « Je ne le savais pas – mais le cheval savait: Je n’ai fait que le garder sur la route. »

%d blogueurs aiment cette page :